Les Bnei Noa'h et la circoncision


« Cher David-Yits'haq, pour quelle raison certains rabbins ne veulent pas que les Bnei Noah se circoncisent ? Ils disent qu'en fait c'est une preuve d'alliance entre D-ieu et Israël. Or je ne suis pas tout à fait d'accord, car si cela avait été un signe d'alliance entre D.ieu et Israël, pourquoi D-ieu a-t-Il donné cette ordonnance à Avraham et non à Moïse ? Si je ne me trompe pas, on est Juif qu'à partir du don de la Tora et non avant ; avant ce don, le monde était composé uniquement de Bnei Noah. Merci pour votre réponse. » David, Paris.

Cher ami,

Le commandement que D-ieu a donné à Avraham est le suivant : « D-ieu dit à Abraham: "Pour toi, sois fidèle à Mon alliance, toi et ta descendance après toi dans tous les âges. Voici le pacte que vous observerez, qui est entre Moi et vous ainsi que ta postérité : circoncire tout mâle d'entre vous. Vous retrancherez la chair de votre excroissance, et ce sera un symbole d'alliance entre Moi et vous. » (Genèse 17 : 10-12)

Ainsi, Hachem a ordonné à Avraham d'effectuer la circoncision sur lui-même, ses enfants, les enfants de ses enfants... De fait, Avraham circoncit ses deux fils : Ichmaël (l'ancêtre des Arabes) et Yits'haq (l'ancêtre des Juifs). À aucun moment, D-ieu n'ordonna d'effectuer la circoncision sur d'autres parsonnes. Ceci est la raison pour laquelle les Bnei Noa'h ne sont pas obligés de circoncire leurs enfant mâles.

La question suivante mérite notre attention : que se passe-t-il si un Ben Noa'h décide malgré tout de circoncire son garçon ?

En aucun cas, ce Ben Noa'h ne commettrait une transgression des commandements divins. Plutôt, il réaliserait un acte que D-ieu ne lui a pas demandé et qui ne possèderait donc aucune signification particulière.

Comme cela est le cas pour l'immense majorité des mitswoth que D-ieu nous a ordonnées, la raison fondamentale pour effectuer la Brith Mila (circoncision) nous est inconnue. Ce que les Juifs savent, c'est qu'ils doivent circoncire leurs enfants mâles à l'âge de huit jours. Il s'agit d'un commmandement biblique que le peuple juif a toujours respect, même dans les pires conditions.

Amicalement, David-Yits'haq Trauttman