Devenir un 'hassid breslev (1)



“De quelle façon votre découverte de l'enseignement de Rabbi Na'hman de Breslev vous a-t-elle amenée à devenir un 'hassid breslev ?”

Rabbi Micha Golshevsky répond :

“J'ai été élevé dans une famille religieuse. Mon père est le rabbin d'une congrégation et après l'école religieuse, je suis allé étudier dans des yéchivoth de tradition lituanienne. L'ambiance dans laquelle j'étudiais me convenait parfaitement.”

“Par la suite, je suis venu étudier en Israël avec le Rav Meiselman à “Torath Moché ”. En venant en Israël, j'avais l'avantage d'avoir un nombre important de membres de ma famille qui habitaient Jérusalem et j'ai pu me lier facilement avec eux. Les deux frères de mon père étaient venus habiter dans cette ville plusieurs dizaines d'années auparavant. Au début, mes deux oncles étaient mariés et faisaient partie du milieu lituanien. Cependant, après quelques années, un des deux était devenu breslev.”

“Même si j'étais très proche de mes deux oncles et de leur famille, c'est avec mon oncle Sim'ha – que sa mémoire soit bénie – que j'apprenais le plus souvent. C'est cet oncle qui était devenu breslev. Malgré sa nouvelle affiliation, il était très discret avec moi et nous ne discutions pas l'enseignement breslev ensemble. Après tout, nous avions tous les deux le même amour sans limites pour la Tora du Mont Sinaï : nous avions donc un nombre important de sujets à partager. Nous avions à étudier la Guémara, la halakha, le Midrach, les Richonim, les A'haronim… Les sources ne manquaient pas !”

“Cet oncle, avait été un élève de Rav Shach, z.ts.l. et il avait également était un proche du Rav Meir Bransdorfer. Il était un érudit exceptionnel ; il avait été responsable d'un kollel, il avait enseigné à Aish HaTora pendant huit années et il était également un magguid shiur dans une yéchiva breslev. Le beau-père de mon oncle était le réputé Rav Binyamim Zilber, z.ts.l. Le 'Hazon Ich z.ts.l. avait l'habitude de faire référence à lui en l'appelant “Binyamin HaTsadiq” (la façon dont le Rav Binyamim choisit mon oncle Sim'ha comme beau-fils est également une longue histoire à raconter !)”

“Même si mon oncle était suffisamment gentil pour apprendre avec moi chaque après-midi – et que je le respectais infiniment pour ses talents dans l'étude – je ne montrai à cette époque aucun intérêt pour la 'hassidouth et encore moins pour la 'hassidouth breslev. Si vous m'aviez demandé durant ces années ce que je pensais de la 'hassidouth, je vous aurais répondu que ce sujet ne m'intéressait pas et que je ne ressentais nul besoin de m'en approcher.”

“Sachant que la majorité des membres de ma famille n'était pas proches de la 'hassidouth, ma façon de penser n'est pas étonnante. Mon esprit était simplement fermé à l'idée d'emprunter un chemin différent et m'informer sur la 'hassidouth ne m'était jamais venu à l'esprit.”
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“Depuis cette époque, j'ai découvert que la plupart des concepts avec lesquels les personnes se sentent mal à l'aise lorsqu'ellles étudient la 'hassidouth se trouvent également dans l'enseignement d'autres grands érudits qui ne sont pas 'hassid : le Maharal, le Ram'hal, Oh Ha'haïm, le Chela HaQodech. Cela s'applique aussi aux écrits du Gaon de Vilna et de ses élèves – tel que le Nefech Ha'Haïm – qu'on ne peut pas soupçonner d'être des 'hassidim ! De fait, la 'hassidouth ne surgit pas de nulle part, même si elle est différente des autres types d'enseignement.”

À suivre…