Enceinte : l'heure de la délivrance (4)


(Ceci est le quatrième extrait du livre "Un accouchement près d'Hachem." Afin de lire le troisième extrait, cliquez ici.)

Téhila allait juste sortir de la salle de conférence lorsqu’elle se ravisa et fit demi-tour pour prendre congé de la Rabbanite Miller.

« Je suis venue vous dire au revoir », dit-elle simplement, « il semblerait que je ne vais plus participer aux cours, je suis vraiment très proche du terme ».

La Rabbanite Miller la regarda dans les yeux et lui sourit chaleureusement : « Si c’est cela, tu vas avoir une rencontre importante… une rencontre avec Le Maître du Monde… n’oublie pas d’exploiter ce moment au maximum ! »

« Apportez-moi un berceau pour la chambre numéro 3 ! Dafna, allume le chauffage s’il te plaît ! »

Les appels de la sage-femme se font entendre dans la pièce, ils témoignent d’une très nette progression vers la délivrance.

Le moniteur fait entendre, avec sa pulsation monotone, le battement de cœur du bébé. Le petit berceau qui vient de faire son entrée dans la pièce fait vibrer ton cœur, tes yeux sont embués de larmes, et presque d’elles-mêmes, tes lèvres commencent à murmurer les dernières prières de ta grossesse…

Les neuf mois qui ont précédé ce grand moment étaient remplis d’espoir et de prières, mais rien ne pourra égaler ces instants-là où tu es associée à l'arrivée imminente d’une nouvelle vie dans le monde.

Trois clefs sont entre les mains d’HaKadoch Baroukh Hou, dit la Guémara (Talmud) dans Ta’anit (2a) : la clef des pluies, la clef de la résurrection des morts et la clef de la vie. Si on les examine de près pour définir leur point commun, on trouvera qu’il y a en chacune d’elles la formation d’une nouvelle vie dans le monde : la pluie est la source de vie du monde végétal, la résurrection des morts est une nouvelle vie qui débute dans le monde à venir, exactement comme le nouveau-né qui entame sa vie.

Même celle qui a déjà vécu l’expérience de l’accouchement ressent l’intensité de cette sainteté et de cette spiritualité à chaque fois, de nouveau, quel que le soit le rang de la grossesse. HaKadoch Baroukh Hou est ici présent ! Tellement près de toi ! Ce n’est pas sans raison que le mot לידה Leida (accouchement) est construit avec les mots : ליד ה Leyad (à côté de) H(aChem).

Dans ces moments, c’est HaKadoch Baroukh Hou qui conduit « personnellement » le petit bébé de l’obscurité à la lumière. Exactement comme la naissance du peuple d’Israël lors de sa sortie d’Égypte.

C’est Lui le responsable de tous les miracles qui se produisent durant l’accouchement, qui fait passer le bébé de l’état de fœtus à celui d’un être indépendant, à un tout, à un monde en soi.

Assurément, c’est un rendez-vous important avec le Maître du monde, un moment particulier qui n’a pas son pareil.

Tu peux exploiter ce moment merveilleux pour établir un lien profond avec ton Créateur, il ne tient qu’à toi de te tourner vers Lui du fond de ton cœur et de ressentir la proximité de D.ieu. On peut comparer cette heure de renforcement spirituel à la prière de Né’ila de Yom Kippour ! Sans aucun doute, tu ressentiras une joie suprême d’avoir mérité de vivre ce moment.

À suivre...

Extrait du livre « Un accouchement près d'Hachem » - Editions Torah-Box - © Tous droits réservés