Les plaisirs de la vie

Les plaisirs de la vie

La partie la plus importante de notre corps que désire Hachem est notre cœur. La beauté physique, des vêtements à la mode ou le poids d’un compte en banque n’ont jamais été des critères véritablement sérieux pour le Ciel. Si notre cœur l’est, c’est qu’il révèle où se situe notre volonté : dans le rapprochement de D-ieu ou dans celui de ce monde.

Des petits plaisirs de la vie

Même si les épreuves existent, la vie est également jonchée d’une multitude de petits plaisirs. Le sourire d’un enfant, un bouquet de fleurs offert à sa femme, un service rendu… la liste est longue de ces petits gestes de la vie quotidienne qui nous replacent dans notre statut de Créatures divines.

Penser à D-ieu fait également partie de ces petits plaisirs. Dans ce cas, il s’agit d’avoir une pensée pour le Maître du monde et de vouloir faire un pas en Sa direction, sans recevoir forcément quelque chose en retour. En d’autres termes, il s’agit de déclarer notre amour à Hachem. Nous pouvons tous le faire, il suffit d’y penser.

Un de ces petits plaisirs est celui que nous avons aujourd’hui et demain. Dans le calendrier juif, on appelle ces deux jours : Roch ‘Hodech, c'est-à-dire le premier jour du mois. Selon le mois concerné, Roch ‘Hodech dure un jour ou deux. Aujourd’hui et demain sont d’une part le dernier jour du mois de kislev et d’autre part, le premier jour du mois de tévet.

Après avoir mangé un bon repas, nous ne devons pas oublier Celui qui nous l’a offert : le Créateur. C’est à cette fin que nous récitons les Bénédictions d’après le repas (Birkath Hamazone). La majeure partie de cette prière est identique à toutes les occasions ; cependant, certains ajouts y sont faits pour tenir compte de la spécificité du jour. Ainsi, le jour du Chabath, un passage est ajouté qui fait mention du jour le plus saint de la semaine. Également, lors d’un jour de fête, nous l’indiquons en remerciant Hachem de nous avoir fourni notre repas.

En cette semaine de ‘Hanouka, nous ajoutons dans les Birkath Hamazone le passage “ve’Al Hanissim” (“pour les miracles”). Cela est déjà un plaisir à ne pas négliger. Après tant d’années marquées par les persécutions de toutes sortes, l’existence du peuple juif est un miracle à elle seule !

Parce que nous sommes Roch’Hodech, nous ajoutons également un passage : “Ya’alé véyavo” (“que monte”) dans les bénédictions d’après le repas. Ainsi, nous avons le bonheur de réciter une prière bien plus longue que d’habitude. Cela peut passer inaperçu dans la multitude de pensées qui encombrent notre esprit chaque jour de notre vie. Pour certains, cela peut même être une occasion d’être irrités, que D-ieu nous préserve. De fait, certaines personnes voudraient bien quitter la table sans payer la note. Lorsque celle-ci est encore plus longue que d’habitude, c’en est trop !

D’autre part, il existe une personne qui en quittant le bureau en fin de journée réalise qu’un peu plus tard dans la soirée, elle aura la chance de réciter ces deux passages supplémentaires lorsqu’elle aura fini de manger. À cette pensée, un sourire lui vient sans qu’elle y prête attention ; le bonheur est toujours une denrée appréciée.

Ainsi l’a décrété le Ciel : ce sourire fut le plus bel instant de la vie de cette personne.