Le désir d'argent


Le désir de posséder plus d'argent n'est pas toujours positif. Si ce désir est à combattre, cela concerne les choses dont nous n'avons pas réellement besoin. C'est pour cela qu'il n'existe pas un minimum – ou un maximum – égal pour toutes les personnes.

Plusieurs variables sont à prendre en considération. L'époque à laquelle nous sommes nés est importante. Notre génération est habituée à vivre dans la richesse est notre niveau de vie a atteint des sommets dans le matérialisme. Le pays où nous vivons possède également son impact. Vivre aux États-Unis ou en Somalie n'est pas comparable. Le milieu dans lequel nous avons été élevés laisse son empreinte : milieu ouvrier, bourgeois, fortuné...

Cette réalité est admise dans le droit juif. Ainsi, une personne démunie de ce qu'elle possédait peut demander aux organismes d'aide de lui fournir ce qui lui permettra de conserver le train de vie qui était le sien auparavant. Dans la mesure où ces organismes disposent des fonds nécessaires, ils sont obligés d'accéder à cette demande. Dans le droit civil aussi, les indemnités (de chômage) sont liées au revenu que nous avions.

Désirer de l'argent pour payer ce que tout le monde possède pourrait ne pas être un “mauvais” désir. De nos jours, il semble normal de vouloir disposer d'assez d'argent pour acheter des aliments de base, des vêtements simples... Cela est différent si nous désirons plus d'argent dans le but d'acheter un salon Louis XV, une Cadillac ou un tailleur Chanel.

Le plus souvent, la différence entre le superflu et l'indispensable est floue. Il faut beaucoup de prières pour que la clarté se fasse. Le mauvais penchant nous porte souvent à croire que nous méritons/avons besoin de plus. À nous de reconnaître réellement ce qu'il nous faut pour vivre. Dans cette recherche, une lutte féroce contre notre propre orgueil est indispensable. Que de fois n'avons-nous pas acheté tel ou tel produit pour ne pas être raillés par les autres de ne pas le posséder ! Orgueil que tout cela...

Une remarque importante : le plus souvent, notre désir de payer une dette n'est pas un mauvais désir d'argent. Plutôt, cela est une nécessité. Il n'existe pas de vertu à faire patienter ceux qui nous ont prêté de l'argent ! Si nous voulons nous rapprocher de D-ieu, soyons plus exigeants envers nous-mêmes et vivons avec moins.

Lorsque nous sommes satisfaits de ce que nous possédons, nous avons franchi un grand pas vers le Créateur. Notre sentiment de satisfaction en est un de reconnaissance. Quelle Révélation divine ! Remercions D-ieu pour nous avoir donné ce que nous possédons : dans tous les cas, nous ne méritons pas de l'avoir.