Vouloir D-ieu, est-ce pour moi ?

Il existe une différence importante entre le savoir qui est acquis dans les universités et celui qu'on enseigne dans les yéchivoth. Le premier a pour objectif de nous apprendre un savoir extérieur à notre personne et qui nous permet d'acquérir un certain savoir dans un domaine particulier. Il n'existe pas de lien entre la nature de la personne qui apprend et ce qu'elle apprend. Le meilleur professeur d'université au monde peut s'avérer une personne abjecte, tandis qu'un professeur peu renommé peut se révéler un être exceptionnel.

Le savoir saint est d'un autre ordre. En ce qui le concerne, aucun diplôme, aucune chaire et le plus souvent, aucune marque de respect affiché à l'encontre des professeurs universitaires. Si nous osions, nous demanderions aux mères de famille qui nous lisent de répondre à la question suivante : “Souhaitez-vous que votre fils devienne professeur à l'université ou rabbin ?” Nous ne pensons pas nous tromper en disant qu'une éventuelle carrière à l'université puisse attirer le plus grand nombre de réponses favorables.

Pourtant, en choisissant la Sorbonne, ne faisons-nous pas fausse route ? Si nous désirons montrer au Maître du monde notre amour à Son égard, devons-nous concentrer nos efforts à l'accumulation d'un savoir superficiel, dont l'objectif n'est pas de nous faire devenir de meilleures personnes ? D'autre part, si nous passons la majorité de notre temps à vouloir réellement nous rapprocher de D-ieu, n'est-il pas plus simple d'emprunter le chemin de la prière et de l'étude de la Tora ?
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