Étudier la Kabbale ? (2)


Dans un précédent article, nous avons expliqué qu'il est du devoir de chacun d'étudier la kabbale. Cependant, nous avons précisé que nous sommes devant une difficulté de taille dans la mesure où le livre de référence de la kabbale – le Zohar – n'a pas été encore traduit en français par des auteurs de confiance et que sa lecture est donc impossible aux personnes qui ne maitrisent pas la langue dans laquelle cet ouvrage a été rédigé (l'araméen).

Tout n'est pas perdu

En réalité, cet obstacle peut être contourné grâce à des auteurs qui s'inspirent du Zohar et dont les ouvrages ont été traduits en français. Même si ce point a été expliqué dans le premier article, je le répète dans celui-ci car son importance est cruciale : les auteurs des ouvrages qui peuvent nous aider à découvrir le Zohar (d'une façon précise) et la kabbale (d'une façon générale) doivent accepter sur eux la Volonté divine, c'est à dire suivre les commandements que D-ieu nous a légués.

L'honnêteté ne souffre aucune exception : il est impossible de se rapprocher du Divin en lisant des auteurs (ou leurs traductions) qui s'y opposent ! Un ouvrage de kabbale écrit par une personne qui transgresse chaque jour ces commandements ne doit être lu en aucun cas. Mieux vaut mourir sans connaître la kabbale que de l'avoir connue à travers de tels auteurs.

À ma connaissance, les deux ouvrages les plus importants à connaître sont le Tanya et le Liqouté Moharan. Ces deux ouvrages ont été écrits par des Tsadiqim et nous avons le bonheur de disposer de nos jours de traductions excellentes rédigées par des personnes d'une qualité exceptionnelle ; de plus, ces traductions sont accompagnées de commentaires d'une haute qualité qui nous permettent réellement d'obtenir une connaissance minimale de ces textes de référence.

Le Tanya a été écrit en 1797 par Rabbi Shneur Zalman de Liadi. L'édition en français que je vous recommande est celle des Éditions du Beth Loubavitch ; son titre est : « Tanya – Recueil de Commentaires ». La traduction – ainsi que les commentaires – ont été réalisés par le Rav 'Haïm Mellul. La lecture de cette édition est un vrai régal et les personnes qui l'étudient et qui cherchent réellement à se rapprocher d'Hachem comprendront rapidement les avantages et les plaisirs d'étudier la kabbale.

Le deuxième ouvrage que je vous recommande est le Liqouté Moharan de Rabbi Na'hman de Breslev. La maison d'édition « L'institut Breslev » a commencé à traduire cet ouvrage en français, ainsi que les commentaires du Rav 'HaIm Kramer. L'étude du Liqouté Moharan est également un plaisir unique que les personnes sérieuses dans leur démarche spirituelle ne délaisseraient pour rien au monde. C'est pour permettre aux lecteurs de La Pause-Café de découvrir le Liqouté Moharan qu'une citation apparaît chaque jour sur la page d'accueil de ce blog (voir l'article ci-dessous).

Peut-on étudier le Tanya et le Liqouté Moharan ou est-il préférable de n'étudier qu'un seul de ces deux ouvrages ? Je suggère d'étudier les deux car il est possible d'en retirer une somme importante de Savoir, en tenant compte des spécificités de chaque ouvrage. Cependant, les personnes qui préfèrent étudier en profondeur un ouvrage et y passer le temps nécessaire, découvriront d'elles-mêmes que deux ouvrages de ce type à étudier en même temps est difficile à gérer.

Qu'il s'agisse du manque de temps, de nos limites intellectuelles (dont il faut bien tenir compte) ou d'autres raisons, une étude en profondeur doit se consacrer de préférence sur un seul ouvrage. Cette concentration nous permet de fournir tous les efforts pour comprendre du mieux de nos capacités des concepts qui ne sont pas toujours faciles à intégrer.

Étant moi-même 'hassid breslev, on comprendra que mon cœur penche naturellement du côté du Liqouté Moharan. Ceci ne signifie nullement que je ne considère pas l'ouvrage de Rabbi Shneur Zalman grandiose. Plutôt, c'est suite à de nombreuses prières dans lesquelles j'ai demandé un signe du Ciel – ainsi qu'un sentiment d'étudier un livre « qui me parle » – que le choix s'est effectué. Je souhaite de nombreuses prières – ainsi qu'une grande volonté d'avancer – à mes lecteurs. L'aide du Ciel ne se fait jamais attendre longtemps à ceux qui la cherche en toute sincérité.