Lire les Téhilim (Psaumes) 2:4

Lire les Téhilim (Psaumes) 2:4

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“Celui qui est assis dans les Cieux en rit, le Seigneur se raille d'eux.” (Psaumes 2:4)

Nous avons expliqué dans le deuxième verset de ce chapitre l'attitude provocatrice et antagoniste des “rois de la terre (qui) se soulèvent” contre Israël. Tandis que le monde entier se ligue contre le peuple d'Hachem, le Maître du monde est simplement “assis dans les Cieux”. Ceci ressemble à un arbitre sur un court de tennis qui regarde – du haut de sa chaise – les coups que s'échangent les joueurs.

Un arbitre au-dessus de la mêlée

Si le monde entier fourbe ses armes contre Israël, celui-ci ne doit avoir peur d'une seule chose : Hachem. Les rois de ce monde donnent des coups – que D-ieu nous préserve – uniquement si le Maître du monde l'autorise et les laisse faire. De la même façon que ce ne sont pas les joueurs qui décident qui emporte le match, ce ne sont pas les êtres humains qui déterminent le cours de l'histoire.

Ce rôle de dirigeant suprême est réservé à D-ieu et nous faisons preuve d'une grande vanité en pensant que nous sommes les acteurs principaux de notre destinée. Plutôt, c'est Hachem qui autorise, laisse faire, interdit ou sanctionne les actions des nations du monde, en fonction d'une multitude de facteurs, dont nos propres intentions et réalisations.

C'est parce qu'Il détient ce rôle, que le Tout-Puissant se moque de la prétendue force que s'accordent les nations. De fait, leur pourvoir réside entre les mains du Créateur qui laisse libre cours à leur haine contre le peuple d'Israël en fonction… du comportement de ce dernier. C'est un axiome de l'émouna de savoir qu'un coup est donné uniquement par la Volonté divine.

C'est pour cette raison que tous les dirigeants du monde sont de véritables marionnettes qui sont manipulées par Hachem, selon les critères de la Justice divine. Rien ne sert d'expliquer nos difficultés en fonction de tel ou tel peuple, ou de tel ou tel dirigeant ; plutôt, la clé de la délivrance se trouve en nous, c'est-à-dire en notre comportement et en notre volonté de nous rapprocher de D-ieu.

On peut comparer cela à un conducteur de voiture qui doit passer devant un tribunal à cause de sa mauvaise conduite. En fonction des fautes qu'il a commises, ce conducteur sait que – selon la loi – il doit être condamné à une certaine période de prison. Lorsque le juge lui annonce qu'il est bel et bien condamné à la prison, le conducteur sait pertinemment que ses difficultés ne proviennent pas du juge lui-même.

Plutôt, il sait que son comportement a été fautif et que la loi prévoit une punition spécifique pour une telle attitude. Ainsi, le conducteur réalise que l'explication de sa punition trouve sa source en lui, ni en le juge et ni en la loi elle-même.

Il en va de même avec le peuple d'Israël et chacun d'entre nous. Lorsqu'une personne est condamnée par le Ciel – que D-ieu nous protège – à recevoir une Sanction divine, peu importe la forme que prend celui qui exécute le jugement, la raison de la sanction trouve la source en la personne elle-même et en personne d'autre.

À suivre…