Lettre d'un Ben Noa'h


D-ieu de l’univers,

Il est présomptueux de T’adresser nos prières dans nos langues respectives altérées par les générations d’exil et de péché.

Nous ne sommes rien sans Toi et sans Israël, face aux générations de Saints et de Justes, d’enseignants et d’étudiants de Ta loi, de victoires ou de sacrifices, de bâtisseurs et de protecteurs de Ton peuple.

Mais tant de ’hessed se lit parfois dans nos vies, et combien cette manifestation de Ta présence pourrait rester à nos côtés.

Ta puissance s’est révélée à la création du monde, mais face à son simple reflet, nous sommes aveuglés et pitoyables.

Nos générations ont commis des fautes sans limites, mais nous n’en retirerons aucune fierté malsaine, plus raffermis encore par la crainte et l’amour du Créateur que par l’espoir du Monde futur.

Tu ne nous donneras paix intérieure et sécurité que lorsqu’elles seront sur Israël tout entier,

Quand le temps sera venu pour Toi de voir s’éclairer ou disparaître nos esprits tortueux prompts à enfreindre Tes commandements.

Seule Ta royauté peut tout changer dans nos vies sans la destruction et la souffrance dont nous sommes tributaires.

Si seulement notre émouna (foi) était éternelle, si elle progressait chez chacun jusqu’au sommet des pouvoirs dans ce monde à Ta merci…

Certains qui s’efforçaient de T’honorer sont à terre, pris entre le mal et Ta justice, tombés de l’Europe au Japon hier, du Maroc à la Judée-Samarie aujourd’hui, plongés dans le chaos des successeurs d’Ismaël et d’Esaü.

Or, dans l’épreuve, ils ont renforcé leur confiance et tenu leur place comme une forteresse.

Nous savons dès aujourd’hui qu’ils seront présents lorsque Ta création entrera – ainsi que l’enseigne la tradition de Ton peuple, héritage le plus respectueux de ce que tes créatures peuvent accomplir par Toi de juste, beau et complexe – en accord avec Ton œuvre et Ta volonté.


Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de 'Haya bath Rivqa.