D-ieu et moi : le couple parfait !


Tandis que nous comptons chaque soir le 'Omer – ce qui doit nous rapprocher chaque fois un peu plus d'Hachem – nous pouvons nous poser la question suivante : quelle relation devons-nous établir avec le Créateur afin de répondre à Son attente? Cette question ne doit pas nous surprendre : au sein de chaque couple les conjoints se la posent d'une façon mutuelle s'ils désirent réellement renforcer leur vie commune.

Des différends à négocier

La comparaison entre notre vie de couple et notre relation avec D-ieu est enrichissante. Ainsi, nous pouvons penser qu'idéalement, aucun différend ne devrait exister entre un mari et sa femme. Certes, cette vision représente sans aucun doute le couple parfait, mais combien de personnes vivent-elles cette situation dans leur quotidien? De plus, ne pas atteindre ce niveau n'est pas un aveu d'échec du couple ; plutôt, cela est révélateur des difficultés du monde moderne et de la situation délicate dans laquelle se trouve tous les individus qui y vivent.

Si l'on désire comparer cette réalité avec l'attitude que nous devons adopter face au Maître du monde, cela nous apprend que nous ne devons pas être surpris de relever à l'occasion des différends entre la Volonté divine et la nôtre. Notre génération se trouve à des années lumière du niveau spirituel des précédentes et notre éloignement du Divin nous fait vivre le plus souvent dans une obscurité qui ne facilite pas la prise des décisions judicieuses dans notre vie.

Si les différences qui existent entre un mari et sa femme ou-et entre Hachem et nous sont une réalité incontournable de notre quotidien, c'est dans notre volonté sincère de les gérer afin de nous rapprocher les uns des autres que nous sommes jugés. En d'autres termes, un homme a sans doute l'occasion de penser souvent autrement que sa femme, mais s'il désire le bien de son couple, il essayera toujours de trouver une solution positive à ce différend. En rapport avec Hachem, nous devons agir de la même façon.

Prenons un exemple concret qui permet de mesure l'amour véritable qu'un homme ressent pour sa femme. Si le mari cherche régulièrement à se comporter comme il le désire et à prendre les décisions qui lui plaisent sans penser préalablement à l'opinion de sa femme, on comprend qu'il affiche peu d'amour pour celle-ci. À l'opposé, si avant chaque geste il se demande ce qu'en penserait sa femme et qu'il essaye de mettre la volonté de celle-ci en haut de sa liste – pour s'y tenir le plus près – il modifiera son comportement en fonction de sa conjointe. En agissant de la sorte, il fait preuve d'un grand amour pour celle qui partage sa vie.

Lorsque nous pensons aux commandements que nous a légués D-ieu, nous devons aussi les mettre en haut de notre liste, un peu comme des lumières qui nous éclairent sur le comportement que nous devons adopter dans chaque situation. Si nous cherchons régulièrement à faire ce que nous désirons, sans nous poser de question à propos de la Volonté divine, nous manquons singulièrement à nos devoirs.

D'autre part, si nous voulons vivre comme nous l'entendons et simplement vérifier si le Ciel nous approuve, nous affichons un certain respect et amour pour Hachem, même s'il n'est pas très fort. Cela peut être comparer à un mari qui mènerait le plus souvent sa vie comme il l'entendrait et vérifierait après les faits si sa femme l'approuve.

Le plus bel amour que nous pouvons montrer au Créateur et de nous poser la question à propos de ce qu'Il attend de nous, avant de prendre une décision ou d'agir d'une certaine façon. C'est en gardant à l'esprit la nature de la Volonté divine – afin de nous y conformer dans notre quotidien – que nous disons réellement à Hachem que nous L'aimons. Cela est à l'image d'un mari qui ne prendrait jamais d'initiative sans savoir au préalable ce que désire et pense sa femme.

Être un mari parfait n'est pas simple; cela est également le cas pour être un serviteur de D-ieu irréprochable. Cependant, dans les deux cas, le plus important consiste à faire les efforts sincères pour y parvenir et à demander l'aide du Ciel en multipliant nos prières. Heureuse est la personne qui se comporte de la sorte : avec son conjoint et avec Hachem !

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Jeanine bath Yael.