'Hol HaM'oed Pessa'h - Rabbi Nathan de Breslev

'Hol HaM'oed Pessa'h - Rabbi Nathan de Breslev

Dédiée à la réussite de Fabrice et Cyrille Bensimon.

Généralement la réalisation d’un grand projet passe par trois étapes.

Les étapes du succès

La première est celle de l’idée trouvée, comparable à une lumière. À ce stade on est empli d’enthousiasme et on ne cesse de penser au succès qu’on obtiendra grâce à une telle idée. 

La deuxième étape est le passage à l’action ou, en d’autres termes, la confrontation avec la réalité. Les choses ne se passent pas comme on le pensait et une foule de difficultés imprévues se dressent, retardant notre plan initial. Cette étape ressemble à une longue traversée du désert. 

La troisième étape est celle de la réussite, on peut enfin jouir du fruit de ses efforts et ressentir une sérénité qui provient aussi du fait que nous nous sommes personnellement construits durant ce processus.

Enthousiasme, traversée du désert, sérénité. Ce schéma transcende tout les aspects de la réalité. S’il n’a pas lieu les choses ne durent généralement pas. Soit parce qu’on a abandonné trop rapidement, soit parce qu’on a réussi trop facilement…

La période que nous traversons : Pessa’h, 49 jours du ‘Omer, Chavou’oth, représente la source spirituelle de ces trois étapes.

Le Ari hakadosh enseigne que Pessa’h correspond au réveil d’en-haut. C'est-à-dire que le peuple juif n’avait concrètement ni la force ni le mérite de sortir de l’exil et de l’esclavage d’Egypte si ce n’est que D-ieu lui fit un cadeau, une fabuleuse lumière assez enthousiasmante pour faire croire à un esclave qu’il pouvait être libre. Lorsqu’un juif retourne vers la Tora c’est de cette lumière dont il profite, une lumière gratuite qui ne tient pas compte de son passé et qui vient d’en-haut. De la même manière les idées qui, si elles sont réalisées, donnent un sens à notre vie proviennent de D-ieu. C’est la raison pour laquelle elles nous enthousiasment.

Après la période du réveil d’en-haut vient celle du réveil d’en bas symbolisée par le compte du ‘Omer. Le père a aidé l’enfant à apprendre à marcher en lui tenant la main mais maintenant il doit les lui lâcher car est venu le temps de faire ses preuves. Ainsi la lumière disparait sans nous prévenir et la traversée du désert commence, parsemée de bons et de moins bons moments, de la même manière que le deuil des élèves de Rabbi ‘Akiva fait place à la joie de Lag Ba’omer, que Yom hazikarone fait place à Yom ha’atsmaout et Yom hashoa à Yom Yéroushalaïm. Nous traversons ainsi des hauts et des bas et il faut s’accrocher au souvenir de cette lumière pour tenir bon.

Rabbi Na’hman de Breslev enseigne qu’il est interdit de se décourager. Dans la Tora 48 du deuxième tome du Liqouté Moharan, il nous apprend que celui qui veut vraiment se rapprocher de D-ieu aura dans un premier temps l’impression d’être repoussé et de n’être plus aidé, alors peu importe ce qui se passera et les chutes qu’il connaîtra, s’il tient bon il finira par rentrer dans le monde de la sainteté absolue. Celui qui a réussi quelque chose racontera toujours comment, à plusieurs reprises, il avait failli abandonner.

Chavou’ot finira par arriver et parce que nous y croyons, nous comptons les jours qui nous séparent de ce grand moment. Ce moment ou nous retrouvons la lumière originelle avec la noblesse de l’avoir méritée grâce à nos efforts, la sérénité propre à l’homme libre, amen.

La colère

- Celui qui retient sa colère ne pourra être dominé par ses ennemis.

- À cause de la colère on est méprisé.

- Le coléreux, sa sagesse et sa prophétie disparaissent. Et même si du ciel on a décrété qu’il aie de la grandeur, il la perdra.

- L’homme bouillant, sa vie n’en est pas une.

- La colère après manger est très nuisible.

- La colère d’une femme détruit sa maison.

- Pour éviter de se mettre en colère il faut manger du pain le matin.

- La colère raccourcit nos jours.

- Le fait de regarder le visage d’un menteur donne de la colère.

- La colère attire de mauvais décrets sur le coléreux.

Rav Éliyahou Haviv