Lire les Téhilim (Psaumes) 10:4


“Avec son caractère hautain, le méchant dit : 'Il ne se vengera pas !' Il pense : 'Il n'est point de D-ieu !'” (Psaumes 10: 4)

Le Roi David résume en un verset le mode de pensée des personnes qui n'ont pas d'émouna (de foi) : la Justice divine est un leurre et il n'y a point de Créateur en ce monde. Ce sont sur ces deux principes que les société modernes se fondent et il nous revient de nous protéger de ces idées fausses, dangereuses et cruelles.

Un conflit d'intérêt

Un voleur le devient seulement parce qu'il s'est convaincu de son impunité. Il sait très bien que ce qu'il fait est répréhensible, mais il pense pouvoir se jouer de la justice humaine. Non seulement son orgueil le trompe, mais il nie une réalité évidente. Dans les deux cas, l'appât du gain a prit le contrôle du voleur et il le fait agir d'une façon ridicule.

Lorsque nous raisonnons, nous nous sentons différents du voleur. Certes, nous aimerions peut-être posséder ce qu'il désire voler, mais nous savons que cela appartient à une tierce personne, qu'il n'est pas bien de voler et que la prison attend ceux qui le font. En d'autres termes, notre force intellectuelle représente le rempart qui nous protège de la faute et de basculer parmi les personnes mauvaises.

Dans notre cas, nous sommes plus forts que l'appât du gain, même si nous pourrions nous laisser tenter si nous le souhaitions, qu'à D-ieu ne plaise. Entre les envies et la raison, le désir et l'intelligence nous avons choisi en utilisant une des caractéristiques fondamentales de l'homme : son esprit et sa faculté de réflexion. Cette logique s'applique également dans le domaine de l'émouna.

Chaque personne ressent des désirs spécifiques et des envies qui l'attirent vers une multitude de choses différentes. Certaines sont bonnes, tandis que d'autres ne le sont pas. Vouloir une glace au chocolat plutôt qu'une à la fraise ne pose pas de problème ; d'autre part, vouloir ce qui ne nous appartient pas se situe au-delà de ce qui est autorisé. Il en va de même avec un aliment non kacher : dans ce cas aussi, le Créateur a indiqué d'une façon claire que cela est interdit. La différence est ainsi faite entre ce que la Volonté divine autorise et ce qu'elle interdit.

Souvent, cette situation nous place dans une situation délicate : entre les désirs de notre cœur – qui nous pousse à faire tout ce que nous désirons – et notre intelligence – qui nous rappelle nos obligations de juifs – la lutte n'est pas toujours facile. Cependant, si nous faisons les efforts intellectuels nécessaires afin de contrôler nos envies instinctives, nous avons plus de chance de placer la Volonté divine en tête de notre liste de priorités.

Même si nous suivons les commandements de D-ieu seulement par peur de la punition, nous franchissons un grand pas qui nous sépare du méchant qui laisse son cœur le diriger. Laissons-le crier à tue-tête que la Justice divine n'existe pas : il aura le temps de regretter ses paroles dénuées de sens lorsqu'il sera puni en temps voulu. Laissons-lui prétendre que D-ieu n'existe pas : les plaisirs du Monde à venir ne sont pas pour lui !

Entre les envies de notre corps et les conseils de notre raison, faisons le choix de vivre comme un être humain. Ne laissons pas les désirs nous contrôler et nous faire perdre le monde éternel. Si ce passage en ce monde possède ses aspects agréables, ne les laissons pas nous faire perdre ce qui possède réellement de la valeur : l'accès au Monde futur et à ses plaisirs éternels. Puissions-nous tous vivre selon ce principe essentiel pour notre survie !

À suivre...

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de David-Yits'haq ben Avraham.