Paracha Ki Tissa - Rabbi Nathan de Breslev

Paracha Ki Tissa - Rabbi Nathan de Breslev

Dédié à la réfoua chéléma d’Israël Chalom ben Julie Rzala

Rabbi Nathan de Breslev enseigne :

« Tout ce qu’a enduré le peuple d’Israël pendant la sortie d’Egypte, l’ouverture de la mer rouge et le don de la Tora, ainsi que les guerres de conquête de la terre sainte et les situations qu’il a traversées par la suite, tout ceci est forcément vécu par celui qui désire accéder à la vie éternelle. Il doit passer par de nombreuses guerres vécues à travers ses élévations et ses chutes, chacun selon sa personnalité.

Cela provient du fait que le yetser hara (penchant au mal) est composé de plusieurs forces et de plusieurs niveaux. Il y a toujours un yetser hara qui nous attend au dessus de notre yetser hara actuel. Et lorsqu’un homme grandit il est confronté à un ennemi plus puissant c'est-à-dire plus spirituel. C’est la raison pour laquelle les forces mauvaises se renouvellent constamment contre celui qui désire accéder à la vie éternelle.

Cela explique pourquoi le don de la Tora fut immédiatement suivi par l’énorme faute du veau d’or. Car cette erreur est incroyable, comment des personnes ayant atteint le niveau de la prophétie face à face peuvent-elles chuter aussi grossièrement immédiatement après ? Grâce à cette explication nous le comprenons » (Liqouté Halakhoth Chiloua’h haken 4:5).

Rassurant non !

Une chute pour mieux monter

On aurait tendance à croire que D-ieu ne désire pas de nos dévotions lorsqu’on essaye sincèrement de s’approcher de Lui et qu’on s’effondre lamentablement dans la faute. Lorsqu’après avoir ressenti Sa présence avec une extrême intensité on n’a même plus envie de pratiquer les commandements. Lorsque les périodes de certitude absolue sont remises en question par l’attaque du doute.

En vérité c’est un signe de bonne santé spirituelle.

Car si tu n’étais pas en train de vraiment avancer tu ne ressentirais pas cela. Tu t’accommoderais d’un train-train quotidien sans remise en question, rassuré de ton authenticité par un yetser hara déguisé en arguments de Tora et en mitswoth (Liqouté Moharan 1).

La meilleure preuve que l’on avance est la sensation qu’on recule. Et si l’on ne sait pas cela on risque de reculer réellement ou D-ieu préserve de tout abandonner, vaincu par le mensonge du serpent originel : D-ieu ne veut pas de toi…

C’est faux, faux et archi-faux !

La chute qui suit l’élévation est une constante du service authentique de D-ieu. Et Rabbi Na’hman de Breslev nous enseigne que même les plus grands justes passent constamment par d’innombrables périodes de chutes et d’élévations. Certes leurs chutes ne sont pas aussi matérielles que les nôtres, à leur niveau il s’agit d’un éloignement passager (mais terrible) au niveau de leur perception de D-ieu. Ce même éloignement que nous ressentons lorsque nous chutons parfois grossièrement mais, comme dirait l’autre, chacun son niveau.

Derrière cette donnée de base de l’évolution spirituelle se cache évidemment une Volonté divine et de nombreux secrets mais quant à nous il suffit de savoir que c’est comme cela. Sur les appareils médicaux lorsque le tracé monte et descend, cela signifie qu’il est vivant.

Alors continuons à rester vivant spirituellement jusqu’au jour où D-ieu nous montrera qu’en vérité nous n’avions pas cessé d’avancer. La devise qui doit constamment nous accompagner nous est donnée par Rabbénou :

Ne jamais se décourager !


Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Moché ben Chochana.