Paracha Ki Tissa : gare au doute !



Cette section présente la faute du veau d’or, le eguel hazahav.

Aujourd’hui, il peut paraître inconcevable, dans les sociétés modernes, de se prosterner devant une vulgaire statue et pire, éprouver un vif plaisir à le faire. Dans l’antiquité, c’était chose courante ! Les Sages expliquent que les enfants d’Israël durant leur long séjour en Égypte, avaient été touchés par l’idolâtrie ambiante, à tel point qu’il est dit que si la délivrance avait été retardée d’un simple instant, ils n’auraient pas été sauvés.

C’est dire le degré d’assimilation qui pouvait y régner ...

Mais il reste la foi

Pourtant, bien que « nageant » au milieu des statues, ils avaient conservé un certain degré d'émouna, de foi.

Un petit peu comme une personne enfouie dans la boue jusqu’au cou, mais qui ne désespère pas que quelqu’un vienne à lui tendre une main secourable. Promesse d’un mieux-être. Promesse de liberté.

Une naissance éprouvante

Mais l’accouchement est dur et éprouvant : bien que nos ancêtres aient assisté de leurs yeux aux 10 plaies, ainsi qu’à l’ouverture de la mer des Joncs, malgré tout, l'émouna en Hachem n’est pas totale.

Hachem a ouvert la mer, mais peut-Il nous donner à boire ?

Et s’Il peut nous donner à boire, peut-Il nous donner à manger ?

Et peut-Il nous guider ?

Sois content de ton sort !

Toute la problématique de l’érection du veau d’or est relié à l’impatience, et à l’insatisfaction. Les enfants d’Israël avaient été inondés de lumière au mont Sinaï, lors du don de la Tora. Mais Hachem avait un objectif : que nous fassions des efforts vers Lui. « Je ne te donne pas encore ma lumière, Je te la fais seulement goûter ... La trace que J’ai laissé dans ton âme te poursuivra, où que tu sois. Tu te rappelleras alors de Moi, avec nostalgie. »

Papa, maman et fiston

Le moindre effort que fait bébé pour se mettre debout est regardé avec grande attention par papa et maman. Puis papa prend la main de bébé et le fait avancer de quelques pas. Il tient d’abord la petite main, de ses 5 doigts, puis petit à petit, en lâche un, puis deux,... jusqu’à ce que bébé se tienne seul et avance de lui-même. Seulement, après avoir fait quelques pas prometteurs, bébé aurait voulu être encore accompagné : tout à coup, il se met à pleurer et tombe.

Pendant quelques secondes, bébé a cru être abandonné.

En réalité, papa et maman veillaient toujours sur lui, prêts à le ramasser en cas de besoin, même s’ils ne lui tenaient plus la main.

Ce qu’il s’est passé au Sinaï

De même, les enfants d’Israël avaient vécu dans une grande proximité d’Hachem, sous l’égide de Moché Rabénou, ’alav hashalom. Mais voilà que Moché doit partir, en quête de la lumière du Sinaï, qu’il doit conquérir, pour lui et tout le peuple. Bien sûr, il doit revenir, il l’a promis.

Mais la solitude et l’impatience guettent Israël. Le passé routinier (éguel le veau est lié au mot igoul cercle) les rattrape et leur fait ployer le cou devant l’idole. En réalité, seul moins d’un demi pour cent servira vraiment le veau.

Espoir, espoir !

Tout se joue au moment de l’épreuve elle-même. Et c’est à cet instant précis qu’il faut se dire : je ne suis venu ici-bas seulement que pour cet instant, triompher de ma propre nature, et repousser les fautes du passé, qui tels des spectres ténébreux, m’environnent et m’enserrent pour me faire trébucher.

Alors, un rayon de lumière, pâle tout d’abord, puis de plus en plus brillant, perce les voiles sombres et délivre l’âme de son épreuve.

Une erreur d’analyse !

Ceux qui ont trébuché n’ont pas compris qu’Hachem ne les abandonnerait jamais : Il serait toujours là, à leurs côtés, pour les guider, et leur fournir tout le nécessaire. De plus, se rappeler de la grande bonté du Créateur à notre égard nous préserve de tomber dans ce piège de l’attente et de la solitude.

Merci Hachem !

Merci Hachem pour tout ce que Tu fais pour nous à chaque instant, toujours !

Merci Hachem d’avoir une maison chauffée dans laquelle je me sens bien.

Merci Hachem pour les vêtements chauds qui me préservent du froid.

Merci Hachem pour les milliards de cadeaux que Tu nous fais gratuitement, alors que nous sommes loin de les mériter !

Merci Hachem, tout simplement.

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Israël ben Sara.