Croire en nos Sages (2)


(Ceci est la deuxième partie d'une leçon donnée par le Rav Nissan David Kivak, chelita. Pour lire la première partie, cliquez ici. Cet article est le cinquième d'une série de divré Tora à propos du voyage sur la tombe de Rabbi Na'hman à Ouman pour Roch Hachana. Pour lire tous les articles, cliquez ici.)

9. La seule façon d'atteindre la confiance en nos Sages est de nous lier fortement aux Tsadiqim ; de fait, ce sont eux qui nous ont révélé ces secrets selon lesquels chaque chose contient un sens et des secrets profonds. Ce sont eux qui nous amènent à la véritable émouna (foi), à aimer et à craindre Hachem, à nous coller à Lui, le tout avec une véritable humilité.

Cela est encore plus vrai après qu'une personne ait péché, qu'à D-ieu ne plaise. Dans ce cas, seul le Tsadiq peut réparer cette personne et la ramener à la véritable prise de conscience et à la foi: se souvenir qu'il existe des secrets profonds en chaque chose et que chaque geste posé est chargé d'un sens important, pour la récompense ou pour la punition. Les Tsadiqim sont ceux qui nous révèlent la signification cachée de chaque mitswa et de chaque action ; ce sont également eux qui complètent et rendent parfait l'ensemble de notre service et l'élèvent à sa source céleste. Tout cela s'opère grâce à notre lien avec eux.

Croire en le Tsadiq

10. La croyance en le Tsadiq, c'est-à-dire que chacun de ses gestes se base sur des secrets célestes profonds, permet à la personne de comprendre quels niveaux de perfection peut atteindre l'homme. Cela nous permet de voir qu'en vérité, les actions qui ne signifient rien n'existent pas. Si cela est vrai pour le Tsadiq, cela l'est également pour nous : chacune de nos actions contient un sens et une signification profonds. Cette croyance nous motive à faire attention à ce qu'aucun de nos geste ne trahisse ou ne contredise son sens et sa signification profonds. Ainsi, plus notre foi en les actions des Tsadiqim est grande, plus notre propre foi le devient.

11. La croyance en les secrets immenses et les rectifications incluses en chacune des révélations de Rabbi Na'hman de Breslev permet à l'individu de suivre l'ensemble de ses instructions avec un grand enthousiasme et une vitalité certaine. De plus, cela lui procure également la force de surmonter tous les obstacles qu'il peut rencontrer sur son chemin en tentant de respecter l'enseignement du Tsadiq. Une telle personne se fera un devoir de suivre à la lettre même les recommendations qui paraissent très simples et faciles à comprendre.

De la sorte, s'effacer devant le Rabbi et se lier à lui devient plus facile car on prend conscience des grandes rectifications que chacun d'entre nous doit réaliser. En fin de compte, nous comprenons qu'aucun des conseils du Rabbi n'est simple.

12. Le jour de Roch Hachana, nous avons désespérement besoin d'échapper à l'attribut de jugement ; la façon d'y parvenir est de faire téchouva, c'est-à-dire de revenir à la croyance qu'il existe un sens profond en chaque chose. Par conséquent, il s'agit d'un des plus grands secrets et rectifications de Roch Hachana : croire avec une foi simple en les grands secrets et rectifications qui ont lieu ce jour-là. C'est pour cela que nous voyageons et que nous nous rassemblons sur la tombe de notre saint Rabbi à Roch Hachana ; il n'existe rien de plus grand que cela. Cette croyance permet d'adoucir elle-même les jugements de Roch Hachana.

Plus nous faisons pénétrer cette croyance en nous en ce jour saint - et atteignons la grande joie que nous devons à notre Rabbi qui a établit cette chose incroyable pour nous - plus les jugements sont adoucis et la compassion révélée. Tout ceci grâce au mérite de notre croyance en les Tsadiqim.

13. Le jugement de Roch Hachana concerne également la croyance elle-même : jusqu'à quel niveau une personne méritera de renouveller sa relation avec Rabbi Na'hman et à se rapprocher de lui l'année à venir ? Serons-nous inscrits dans le ''livre des Tsadiqim'' et mériterons-nous la lumière sainte du Rabbi ? Échapperons-nous au vide et à l'obscurité de ce monde que nous procurent notre vision seulement superficielle de la vie et de ce qui la remplie, ainsi que notre oubli fréquent de la dimension interne de chaque chose ? Au lieu de cela, mériterons-nous savoir que chaque chose contient des secrets profonds ? Réussirons-nous à révéler la gloire d'Hachem en chaque geste que nous posons ?

14. Le mois d'Éloul est le mois où nous dépensons beaucoup d'efforts à nous repentir parce que nous oublions fréquemment de sanctifier nos actions grâce à notre prise de conscience que chaque chose contient un sens profond : qu'il s'agisse d'une chose que nous avons réparée ou abîmée, qu'à D-ieu ne plaise. Nous réparons les ''vêtements'', nous révélons les secrets saints en chaque chose et nous élevons les étincelles qui sont prisonnières en toutes choses.

Grâce à cela, ajouté à la téchouva et la prière que nous faisons à Roch Hachana, nous méritons qu'Hachem nous arrange une vie bien réglée, une vie dans laquelle nous vivons constamment avec la foi qu'il existe des secrets en chaque chose ; en d'autres termes, nous nous rapprochons de la vie douce qui consiste à croire en les Tsadiqim.

15. De la même façon que nous sacrifions beaucoup dans le but de nous retrouver avec le Rabbi à Roch Hachana, nous devons également sacrifier énormément afin de nous lier à lui avec cette croyance que rien n'est simple dans ce monde ; plutôt, chaque chose contient des secrets célestes. Grâce à ceci, nous méritons toutes les rectifications spirituelles de Roch Hachana. Nous devrions aussi prendre nous nous-mêmes pour l'année à venir de vivre une vie remplie de ceci : qu'il existe une dimension cachée et voilée à chaque aspect de la vie et que nous devons révéler la réalité que la gloire d'Hachem remplit le monde.


Rabbi Nissan David Kivak, chelita

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Gérard ben Yolande.