Ce qui nous manque, c'est le Savoir


Les jours se suivent et se ressemblent : il nous manque toujours quelque chose ! Si nous avons un enfant indocile, nous dirons : “Pour quelle raison n'ai-je pas des enfants qui m'écoutent ?!” Si c'est un mari peu attentionné : “Qu'ai-je fait au Ciel pour trouver un mari comme toi ?!” Une envie d'acheter le salon à la mode : “Où pourrais-je trouver l'argent qui me manque ?!” La liste est sans fin.

Ces demandes ne concernent pas seulement le monde matériel. Si nous nous élevons un peu de notre aspect physique, nous pouvons également penser : “Pourquoi ne suis-je pas plus intelligent ?” Si l'ardeur religieuse nous manque, on peut s'écrier : “Je voudrais bien être religieux, mais je n'y arrive pas !” Etc.

Le plus souvent, nous pensons définir ces manques d'une façon objective. En fin de compte, si l'argent me manque pour payer une facture, personne ne peut nier cela ! Si j'ai de la difficulté à obtenir un emploi, je penserais : “Si j'étais plus dégourdi, j'aurais déjà trouvé un job !”

Pourtant, nous devons réaliser que si une chose nous fait défaut, c'est parce que nous avons choisi de penser qu'elle nous manque, que nous devrions l'avoir. Le manque est ainsi défini par notre volonté d'obtenir plutôt que par un manque objectif. Dit autrement, c'est l'objet que nous définissons selon notre façon de penser, plutôt que de définir un objet d'une façon objective.

L'abondance divine est ininterrompue

Tout ce que nous possédons – le matériel ou le spirituel – nous est donné par le Ciel. Il n'existe rien dont nous pouvons nous glorifier d'avoir obtenu par notre force. Sachant que D-ieu sait avec précision ce dont nous avons besoin, nous devons conclure qu'une sensation de manque provient de notre éloignement du Divin.

Ce phénomène s'explique facilement. Nous savons qu'une chose matérielle est un obstacle à ce qui est spirituel. Par exemple : la matérialité d'un arbre ou d'une pierre en face d'une lumière projette une ombre. De la même façon, une éclipse solaire – ou lunaire – est rendue possible par l'ombre de la terre. Le soleil lui-même – vis-à-vis de ce qui se situe au-dessus de lui – est matériel et projette une ombre.

Par conséquent, plus nous sommes attachés à l'aspect matériel de la vie, plus l'ombre que nous projetons entre nous-mêmes et la lumière de D-ieu est épaisse. C'est cette ombre qui nous empêche de voir l'abondance de bien qui nous entoure. Cependant, si nous nous annulons et que nous cherchons à ne plus faire partie de ce monde, nous supprimons l'ombre entre D-ieu et nous-mêmes. Partant, la Lumière divine nous apparaîtra plus facilement et nous verrons d'une façon claire que rien ne nous manque dans la vie.

Heureuse est la personne qui accorde un peu moins d'importance à la vie en ce monde et un peu plus à celle du Monde à venir.