Une coquille vide


Prenons notre courage à deux mains et puisque c'est la Guemara Sota 3b qui en parle, il nous faut bien aborder le problème. Certaines femmes ne sont pas fidèles à leur mari. Même si ce sujet est moins discuté que celui des hommes qui trompent leur femme, il correspond néanmoins une réalité qu'on ne peut ignorer. À propos de ce sujet, la Guemara nous apprend :

Selon Rav 'Hisda, une femme qui trompe son mari est l'équivalent d'un qarya dans une graine de sésame. Le qarya est le ver qui se trouve à l'intérieur des graines de sésame et qui s'en régale. Ce ver possède une particularité : il dévore de l'intérieur la graine dans laquelle il se trouve, en laissant l'enveloppe extérieure de la graine intacte.

Le ver est dans le fruit

La Guemara désire nous faire comprendre qu'une femme qui trompe son mari détruit le foyer à la façon d'un qarya : le foyer est consommé de l'intérieur, vidé de sa substance. Vu de l'extérieur – pour les amis, les enfants... – le couple semble parfait, ne posséder aucune faille. Un observateur néophyte pourrait même penser qu'il se trouve face à un couple idéal. Pourtant, le dommage est grand et dévastateur.

De fait, une femme qui commet l'adultère vide de sa raison d'être le couple auquel elle appartient. En agissant à l'insu de tous, elle laisse penser que la vie suit son cours, mais en réalité, le long fleuve tranquille est entrain de se vider.

Posséder la foi, c'est respecter certaines règles précises. Une de ces règles consiste à vivre d'une façon honnête sa vie de couple. Cela ne signifie pas que les problèmes ne peuvent pas surgir. Plutôt, croire en D-ieu s'est être convaincus de l'existence de la Bonté du Ciel et savoir que tout est pour le bien.

Une femme qui trompe son mari n'a pas à chercher des excuses. Peu importe que son mari ne ressemble pas à une star américaine et qu'il ne la fasse plus rêver. Lorsqu'on accorde de l'importance à l'aspect matériel de la vie, autant savoir qu'on ne trouvera jamais satisfaction.

La raison d'être du couple est l'éducation des enfants et la volonté de leurs parents de favoriser au maximum l'émergence de futurs adultes qui suivront les voies de la Tora. Face à un tel défi, transgresser une interdiction aussi grave que tromper son mari est impardonnable. Les pensées, les yeux.... tout le corps d'une femme doit être consacré à son mari et à ses enfants. La société moderne veut nous faire croire que le plaisir véritable se situe dans les plaisirs sensuels, passagers. Pauvres de nous !

Au seuil de la mort, une personne a toutes les chances de trouver futiles ce qui a occupé la majorité de sa vie. Cependant, les heures passées à prendre soin de son conjoint et à s'occuper du bien être de ses enfants resteront pour l'éternité avec nous. La femme possède une responsabilité de premier ordre dans l'établissement d'un foyer moral. Il faut qu'elle assume son rôle.

Que D-ieu puisse ouvrir les yeux des femmes et leur faire saisir leur rôle véritable.

Nous aborderons prochainement un sujet dont l'occurence est encore plus fréquente et donc plus grave : celui des hommes qui trompent leur femme. Nous verrons la raison pour laquelle les hommes doivent faire encore plus attention à respecter leur conjointe.

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Yaëlle bat Ahava.