Lire les Téhilim (Psaumes) 9:12

רחבת הכותלJerusalem

“Célébrez l'Éternel qui réside à Sion ; proclamez parmi les peuples Ses hauts faits.” (Psaumes 9:12)

La Présence divine n'a jamais quitté Jérusalem (Sion) : elle y était avant que le Temple n'y fut construit et elle y est encore de nos jours, presque 2 000 années après sa destruction. Plus qu'aucun endroit dans le monde, c'est bien à Jérusalem que la proclamation et la célébration de la grandeur d'Hachem peuvent être faites. Résider à Jérusalem ou y venir quelques jours chaque année en vacances ; vivre dans la ville-même ou pas très loin en Eretz Israël... Nous devons tous faire de Jérusalem – et de son aspect spirituel – le point central de notre vie.

Une main tendue pour le bien

Cet intérêt pour nos racines juives ne doit pas être égoïste. De fait, c'est D-ieu qui nous demande de ne pas oublier Ses autres créatures : celles qui ne sont pas liées par les 613 mitswoth que nous avons reçues, mais seulement par les 6 qui les concernent directement et en leur statut de Bnei Noa'h. L'histoire juive n'a pas souvent facilité ce travail d'information envers les autres nations du monde.

De fait, l'antisémitisme, les pogroms, notre lutte constante pour vivre... ne sont pas les meilleurs ingrédients pour parler de l'amour de D-ieu, de la spiritualité et des commandements à suivre. Pourtant, le Créateur attend toujours que nous gardions en mémoire notre obligation d'être « une lumière parmi les nations » (Isaïe 42:6) et nous devons saisir chaque opportunité pour parler du Maître du monde aux personnes non juives de notre entourage. Le faisons-nous ?

Il faut avouer que l'attitude des membres des autres religions à notre égard n'est pas souvent un bon exemple. Quelle crédibilité peut-on accorder à une personne qui désire engager le dialogue avec nous avec comme seule préoccupation que nous abandonnions notre âme – que D-ieu nous préserve – et que nous nous convertissions à sa religion ? Logiquement, nous sommes plutôt réfractaires à adopter le même style de discours et d'aller « prêcher la bonne parole » parmi les âmes égarées ici-bas.

Voici la différence fondamentale entre l'attitude fausse des nations du monde et celle qu'Hachem nous a ordonné d'avoir à leur égard : si nous engageons le dialogue avec une personne qui n'est pas juive et que nous lui parlons du Créateur, ce n'est pas pour qu'elle se convertisse, ni pour lui faire oublier qui elle est et encore moins pour exercer sur elle la moindre pression, violence (physique ou verbale) ou toute autre attitude négative. Cela ne correspond tout simplement par à ce que désire le Maître du monde !

Si nous tendons la main, ce n'est pas pour la dévorer celle qui la saisit. Si nous nous tournons vers l'Autre, ce n'est pas pour le changer dans son essence. Plutôt, nous désirons simplement lui rappeler – pour son propre bien – les commandements que lui a ordonné D-ieu. Pour qu'il les respecte, nul besoin de se convertir, ni d'abandonner père et mère. Ce dialogue est le respect ultime de deux concepts : l'Autre et la Volonté divine.

Celui à qui nous parlons ne peut pas nous soupçonner de prosélytisme : voudrait-il se convertir au judaïsme que nous le lui déconseillerait ! En même temps, nous ne lui demandons pas forcément d'abandonner ses convictions religieuses : un protestant ou un musulman peut continuer à croire en leur prophète et être de parfaits Bnei Noa'h ! On le voit : le rapprochement vers Hachem n'a pas vocation à se faire dans la violence, ni dans le déni d'autrui. En fin de compte, n'est-ce pas le Créateur Lui-même qui a décidé si telle personne doit naître juive, tandis qu'une autre naît non juive ?

Les lecteurs de La Pause-Café savent très bien l'importance qui est accordée dans nos articles aux Bnei Noa'h. Depuis plusieurs années, des dizaines d'articles ont été publiés à propos de ce sujet et dans un objectif bien précis : aider les Bnei Noa'h à découvrir leur chemin du rapprochement avec le Divin. Avec l'aide de D-ieu, j'espère pouvoir continuer ce travail encore longtemps ; l'accueil que lui réservent les Bnei Noa'h eux-mêmes est ma principale source de motivation.

À suivre...

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Rivqa bat Ya'aqov.