Le choix des mots


“Prononcer des paroles de Tora – même à une seule personne – est une grande dévotion. À plus forte raison si l'on s'adresse à plusieurs personnes.”

Un adultère spirituel

“Cependant, il faut faire extrêmement attention à ne pas prononcer des paroles qui ne conviennent pas à l'intelligence de la personne à qui l'on s'adresse. Autrement, cela correspond au concept de l'adultère : jeter des gouttes d'intelligence dans un endroit où l'on ne devait pas.”

“Ceci s'appelle du gaspillage car de ces paroles, rien ne naîtra de la personne qui les a reçues. Quelques fois, on appelle cela un véritable adultère. Cela se produit lorsque des paroles qu'elle a entendues, la personne fait naître quelque chose qui possède un défaut ou une imperfection. Dans ce cas, la personne fait une chose qu'elle ne devrait pas faire et qui selon son niveau correspond à une erreur ou – que D-ieu nous préserve – un péché. Ainsi, à cause des paroles de Tora qu'une certaine personne a prononcées, une autre se trouve être – que D-ieu nous préserve – la victime de désirs d'infidélité.”

“Par conséquent, il faut faire extrêmement attention lorsqu'on doit prononcer des paroles de Tora en présence d'autres personnes. Dans ce type de situations, le discours prononcé doit être divisible : chaque personne doit entendre uniquement ce dont elle a besoin et pas un mot de plus. Même si l'individu qui parle en public tient le même discours à toutes les personnes qui l'entendent, ce qui entre dans le cœur de chacune correspond à ce qui s'applique à elle et à ce dont elle a besoin.”

“Ceci correspond à ce qui est écrit dans le Zohar (Yitro 68) : “Il est écrit (Exode 18:1) : 'Yitro – prêtre de Midian et beau-père de Moché – apprit tout ce que D-ieu avait fait pour Moché et pour Israël Son peuple.' Le monde entier n'avait-il pas entendu ce que D-ieu avait fait pour Son peuple ? Plutôt, nous devons dire que l'intention du verset est de nous apprendre que Yitro fut le seul à entendre véritablement les paroles de D-ieu et à en tirer les conséquences pratiques.”

(Adapté du Likouté Moharan I de Rabbi Na'hman de Breslev, 134)

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de Minna bat Miriam.