Lire les Téhilim (Psaumes) 9:9

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“Oui, Il jugera le monde avec équité ; Il juge les nations avec droiture.” (Psaumes 9:9)

Le Roi David n'a cessé de le déclarer: la justice divine est parfaite et elle est appliquée avec la plus grande précision sur chaque individu, ainsi que sur chaque nation du monde. Cependant il existe une différence importante entre la façon dont le Créateur juge le peuple juif et celle dont il juge les autres nations du monde.

Israël et les nations du monde

Les nations du monde s'opposent le plus souvent à la volonté de D-ieu. Qu'il s'agisse de leurs valeurs morales indécentes, de leur facilité à côtoyer des concepts qu'elles devraient rejeter (mensonge, vol, médisance...) ou de leur attaque directe à l'encontre du Maître du monde (qu'on trouve principalement dans l'enseignement de la philosophie), leur vie entière semble être vouée à une lutte perdue d'avance contre Hachem.

Cependant, le Créateur est rempli de compassion envers Ses créatures et Il ne désire pas juger d'une façon trop stricte celles qui ne le méritent pas. Ainsi, à cause de leur vie et de leurs actions qui s'opposent presque constamment à Lui, D-ieu juge les nations du monde avec droiture, c'est-à-dire en faisant grand usage de cette compassion illimitée. C'est seulement à la fin des temps qu'un tribunal céleste sera instauré qui jugera les nations du monde avec équité, c'est-à-dire sans aucune clémence.

Cette attitude favorable explique la raison pour laquelle les nations du monde peuvent vivre en étant opposées à la Volonté divine, tout en jouissant d'une certaine aisance et d'une réussite apparente. De fait, si l'aspect strict de la justice leur était appliqué, elles ne pourraient pas y survivre. Le Maître du monde attend la fin des temps pour leur appliquer ce qu'elles méritent réellement. En attendant – et en ce monde – Hachem leur accorde le bénéfice du doute et se sert du peu de bien qu'elles font pour les récompenser ici-bas.

La situation est bien différente avec le peuple juif. Malgré ses nombreuses imperfections, celui-ci s'efforce de remplir la volonté du Créateur. Certes, ses fautes sont nombreuses et fréquentes, mais quel est le juif – même s'il se trouve éloigné de la Tora – qui n'a pas fait un minimum de mistwoth ? Qui n'a jamais donné la tsédaqa ? Qui n'a jamais pensé à se rapprocher sincèrement de D-ieu ? Etc.

Cette volonté de faire le bien – et d'y parvenir plus ou moins souvent – permet au peuple d'Israël d'affronter un jugement aux aspects plus sévères, mais combien plus proche de la vérité ! Ainsi, nous ne devons pas nous étonner de notre impression d'être les témoins habituels d'un système de justice caractérisé par le concept de « deux poids deux mesures » : c'est effectivement de la sorte que le Maître du monde dirige l'univers. Cependant, nous devons réaliser que ceci est pour notre bien.

À la fin des temps, lorsque le jugement final devra être prononcé, les nations du monde ne pourront pas se prévaloir de la clémence divine : elles en auront déjà bénéficié en ce monde ! C'est pour cette raison que l'aspect strict de la justice divine leur sera appliqué. D'autre part, le peuple juif pourra s'attendre à recevoir la Compassion divine d'une façon merveilleuse : après avoir été jugé sans la moindre clémence durant toute son existence sur terre, il sera temps de lui accorder le bénéfice du doute... pour l'éternité !

Par conséquent, n'exigeons pas trop souvent une justice stricte pour les nations du monde et la compassion pour nous-mêmes. Plutôt, gardons en mémoire que notre objectif est à long terme et qu'il est bien plus avantageux de conserver une réserve illimité de Compassion divine pour l'au-delà !

À suivre...

Ce Dvar Tora est dédié à la guérison de David ben Esther .