Lire les Téhilim (Psaumes) 2:2


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“Les rois de la terre se soulèvent, les princes se liguent, tous ensemble contre l’Éternel et Son oint.” (Psaumes 2 :2)

Se soulever, c’est se rebeller. Lorsqu’un peuple se soulève, il perd la raison et peut faire les pires des atrocités. En France, nous avons vu cela avec la Révolution française qui fut un soulèvement du peuple contre l’ordre établi. Les têtes tombèrent en grand nombre, sans qu’on se soucie toujours du bien-fondé de cette cruauté soudaine. Plus proche de nous – et à une échelle démesurée – il y eut la Shoah. La cruauté extrême du peuple allemand et de tous les autres, confirme l’idée d’une perte totale de la raison chez l’être humain lors d’un soulèvement.

De nos jours, nous ne percevons pas de logique dans l’attitude des rois de la terre à l’encontre du peuple juif et de l’État d’Israël. Cela peut être comparé à un individu en proie à une grave crise de colère et qui perd son contrôle en frappant d’une façon obsessive sur sa victime. De fait, les dirigeants du monde entier accordent un temps et une énergie obsessive à “dénoncer” l’attitude de l’État d’Israël, peu importe sa nature.

Une union contre le Divin

Dans les sciences sociales, les raisons avancées afin d’expliquer l’antisémitisme sont aussi nombreuses qu’insatisfaisantes. S’il est bien une attitude inexplicable, c’est celle de l’antisémite. Jean-Paul Sartre l’avait résumé d’une façon admirable en écrivant : “Si le juif n’avait pas existé, l’antisémite l’aurait inventé.” Cela signifie que l’antisémite a besoin du juif pour exprimer la haine qui réside en lui et qu’en aucun cas, ce sentiment déplorable trouve son origine dans une action spécifique du juif.

Ceci est important à savoir car trop souvent nous commettons l’erreur de dire : “C’est ce type de comportement qui entretient l’antisémitisme !” En d’autres termes, nous mettons le blâme sur nous-mêmes. Il n’y a rien de plus faux et de regrettable.

Si l’antisémitisme est illogique, c’est qu’il ne correspond pas aux critères des autres sentiments de rejet. Ainsi, si le raciste n’aime pas les noirs, les africains ou les japonais, c’est qu’il ne supporte pas la vue de la différence de couleur de peau. Si un peuple en rejette un autre, la jalousie explique dans la majorité des cas cette attitude. Également, le rejet des cultures étrangères (américaines, asiatiques…) s’explique par l’orgueil de l’individu qui croit appartenir à une sorte d’élite mondiale, tandis que les autres se situent à un niveau inférieur.

Cependant, l’antisémite est incapable d’expliquer les raisons de son mode de pensée. Le juif ne correspond pas à une couleur précise de peau ; l’antisémite aurait les plus grandes difficultés à définir la culture juive pour justifier sa haine des juifs ; la langue n’est pas un facteur : le juif parle la même que lui ! Etc.

Pourtant, du jour où une personne apprend que son voisin est juif, la situation change. Les commentaires deviennent plus sarcastiques ; les rapports plus méfiants, etc. Comment expliquer que la veille encore tout allait bien et qu’aujourd’hui, tout semble aller de travers ? La raison est simple, mais l’antisémite est le dernier à vouloir l’entendre : en s’opposant aux juifs, on s’oppose à la Volonté divine.

Pour le non juif, cette opposition est une obligation. Le jour où l’être humain à commencé à croire qu’il descendait du singe, il s’est opposé violemment à D-ieu et a fondé sa propre vie sur ce rejet du Divin. Cela explique le peu de place accordé dans nos sociétés au fait religieux et l’opposition quasi systématique du discours spirituel.

Le juif – considéré comme le symbole de l’attachement avec le Divin – pose un problème insoluble pour le non juif. Tandis que celui-ci désire se séparer et oublier entièrement la notion spirituelle, le juif lui renvoie le visage de D-ieu. De plus, lorsque le peuple juif redresse la tête et déclare son propre État, “les rois de la terre se soulèvent, les princes se liguent, tous ensemble contre l’Éternel et Son oint.”

À suivre…