Lire les Téhilim - Psaumes 1:3 (1)


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“Il sera comme un arbre replanté auprès des cours d'eau, qui donne ses fruits en leur saison et dont les feuilles ne se flétrissent point et tout ce qu'il fera réussira.” (Psaumes 1:3)

Ce verset fait référence à la personne dont l'étude de la Tora est centrale dans sa vie. Cette personne est comparée à un arbre pour plusieurs raisons. Nous en citerons seulement deux : en étudiant la Tora, nous enracinons en nous l'émouna (la foi) qui nous permet de faire face aux nombreux défis de la vie quotidienne.

Là où les autres tombent, nous faisons face avec moins de difficultés ; cela ressemble à un arbre dont les racines solides lui permettent de ne pas être emporté par la tempête. Également, la personne qui s'identifie à la Tora – et qui désire suivre ses commandements – devient une “Tora vivante” et nous apprenons dans le livre des Proverbes (3:18) que la Tora est comparée à un arbre.

Le Roi David nous apprend que la personne qui étudie avec ardeur la Tora est un arbre replanté. Cela ressemble à une jeune pousse qu'on plante provisoirement à un endroit ; nous savons que nous ne la laisserons pas éternellement là. Notre vie peut être comparée à cette jeune pousse : Hachem nous a “planté” dans ce monde à titre provisoire, le temps qui sépare notre naissance de notre mort.

Une vision ultime

Ce qui nous permettra d'être “replantés” ailleurs – c'est-à-dire d'avoir accès au monde futur – est notre étude de la Tora. Les personnes qui ne vivent que pour l'aspect de ce monde y sont nées et… y mourront. Si pour elles, l'aspect le plus important de la vie est son aspect matériel, D-ieu les traite ainsi et lorsque leur corps meurt, il en est fini d'elles.

D'autre part, les personnes qui ne prennent que le strict nécessaire de ce monde – ou qui essaient – et dont la vue est sans cesse dirigée vers le monde futur, seront traitées d'une manière équivalente par le Créateur. Leur aspect matériel et physique ne représente pas un obstacle à leur admission dans les sphères célestes. Ainsi, à leur mort, ce qui faisait l'essentiel de ces personnes – leur aspect immatériel, c'est-à-dire spirituel – est ce qui leur permet de continuer à s'élever.

Que peut demander un arbre pour être pleinement satisfait ? Une source d'eau infinie. C'est que représente la Tora pour les personnes qui l'étudient sérieusement. Peu importe les évènements qui se déroulent dans leur vie : elles sont toujours heureuses et remercient le Maître du monde pour tout le bonheur qu'Il leur envoie.

Bien des fois, nous sombrons dans la tristesse, la mélancolie ou le stresse car nous ne sont pas capables de trouver un aspect positif à ce qui nous arrive. La personne qui se rapproche d'Hachem – grâce à son étude – voit d'une façon plus évidente les raisons d'être heureuse de son lot, quel qu'il soit. La Tora est un véritable réservoir de bonheur et de joie. Il tient à nous de nous y abreuver le plus souvent et le plus longtemps que nous le pouvons.

Il est dit que la Tora possède soixante-dix visages. Pour nous, cela signifie que le réservoir que représente la Tora possède une multitude d'aspect. Même si l'étude devant un livre est grande, elle n'est nullement le seul moyen de nous lier à D-ieu. Vivre une vie de Tora, cela signifie remplir notre vie d'actions généreuses envers nos compatriotes, nous adresser le plus souvent possible à Hachem et Lui parler comme nous parlerions à un-e ami-e… Chaque personne est libre de choisir la façon de se lier à D-ieu qui lui convient.

À suivre...