L'excitation du départ (2)


(Ceci est la deuxième partie d'une leçon donnée par le Rav Eliezer Berland, chelita. Pour lire la première partie, cliquez ici. Cet article est le troisième d'une série de divré Tora à propos du voyage sur la tombe de Rabbi Na'hman à Ouman pour Roch Hachana. Pour lire tous les articles, cliquez ici.)

Nous arrivons maintenant à l'endroit où nous pouvons être libérés – en un clin d’œil – des forces du mal qui nous ont engloutis de la tête aux pieds et qui nous ont dévoré jusqu'au moindre cheveu. C'est seulement le Tsadiq – qu'on surnomme le Léviathan [un type gigantesque de poisson de mer décrit dans les livres saints] qui peut nous permettre d'échapper à ses forces du mal. [La guématria (valeur numérique des lettres de l'alphabet hébreu] de 'Léviathan' est 496, ce qui est la même que le nom de Rabbi Na'hman : 'Na'hman ben (fils de) Feiga'].

Notre Rabbi a dit que durant sa vie, il avait réussit à libérer de nombreuses personnes de l'emprise du Satan. La force de Rabbi Na'hman a continué à croître – jour après jour et seconde après seconde – à un point tel qu'il peut nous libérer nous aussi ; de la sorte, il n'y a pas de fin aux nombreuses formes du salut que peut nous amener le Tsadiq : celles-ci sont sans frontières et sans limites.

Une âme pure

Si nous sommes encore tellement éloignés de la vérité et de l'humilité, c'est parce que nous sommes extrêmement arrogants, submergés par toutes sortes de jalousies et d'une terrible impureté. De plus, nous n'avons pas encore mériter d'atteindre la véritable téchouva (repentir) avec des regrets sincères du fond du cœur. Il est certain que si nous avions véritablement regretté notre abominable façon d'agir, nous aurions été sauvés depuis longtemps. Et maintenant, de quel endroit peut donc venir notre salut ? Nous sommes tellement éloignés du regret véritable pour ce que nous avons fait dans le passé et d'une résolution affirmée de ne plus fauter dans le futur !

Malgré cette situation désavantageuse, nous devons croire tout ce même – avec une foi absolue – qu'il n'existe pas de plus grand péché et transgression que le désespoir et l'absence d'espoir. C'est pour cela que nous ne laisserons jamais le désespoir nous avaler, qu'à D-ieu ne plaise. Nous savons qu'il est de la force du Tsadiq de nous éveiller à la téchouva et de nous faire sentir des remords dans le cœur.

Également, c'est lui qui peut déraciner en nous la moindre trace de mauvais dans nos pensées et notre regard. Ce sont ces traces qui sont les fruits amers des nombreuses réincarnations qui se sont déroulées dans les profondeurs les plus grandes du mal, depuis le péché d'Adam et 'Hava. De cette force du Tsadiq, nous sommes persuadés, de la même façon que nous savons que le soleil et la lune brillent dans le ciel.

Nous voyageons en direction de la lumière céleste radiante d'Adam Harichon (le premier homme qui – jusqu'au jour où il fauta – illuminait le monde d'une lumière spirituelle qui annulait celle du soleil), vers une âme qui n'a jamais péché et dont la source est Adam Harichon lui-même, avant que la pensée de péché ne l'effleure.

L'âme vers laquelle nous nous rapprochons en est une qui n'a jamais cessé sa dévéqouth (attachement) à Hachem, même pour un seul instant ; cette âme n'a jamais perçu l'aspect physique de ce monde et son passage ici-bas s'est opéré en l'absence totale d'yeux, d'oreilles, de bouche, de mains et de jambes. Cette âme n'a jamais esquissé la moindre respiration en ce monde ; sa compréhension se situe au-delà de notre entendement : devant elle, aucune porte n'est fermée et aucun cœur n'est impénétrable.


Rav Eliezer Berland, chelita