Bnei Noa'h : servir D-ieu dans la joie


« David-Yits'haq,

Je ne suis pas sur cette terre pour moi-même, c'est évident. Je ne suis ici que pour combattre avec et aux côté d'Hachem. Et au fil des années, je me fiche de n'avoir aucun amis et que des ennemis. Le Seul qui compte avant quoi que ce soit ou qui que ce soit, c'est D-ieu, pour qu'on lui rende Sa terre et qu'Il puisse en être le Seul Maître et Roi et que les faux, les sombres, les X, Y et W, fils de l'antique serpent ou dinosaures (reptiliens) soient définitivement éjectés de notre terre, pour toujours. 

C'est tout ce qui compte et importe. Tout le reste n'est que vanité. Et là, pour le coup et pour les Fils de l'Étranger, le voyage ne va pas coûter un rond ! Grand tour de passe-passe d'Hachem : un aller sans retour ! (Et pour nous aussi !)

Vous pouvez constater à ma lecture, que j'ai réellement l'impression que mes idées ne sont pas de ce monde. Les USA où le nouveau Pharaon a fait le mal qu'en 300 ans seulement, et "ils" osent proclamer "qu'ils" ont 300 ou peut-être 3 000 ans d'avance sur nous les humains ???!!! Mais QUI finalement a une sacrée longueur d'avance... ?! Sans aucune prétention, finalement qui suis-je ? J'ai l'impression de venir tout droit du 8ème millénaire ! J'aime énormément Hachem, mais parfois je me demande pourquoi Il a voulu que je redescende si bas dans ce monde de l'enfer et du mensonge.» (Sara)

Madame,

En quelques mots, le Roi Chlomo (Salomon) – fils du Roi David – a résumé la façon idéale de servir D-ieu (Proverbes 3:17) : « Ses voies [de la sagesse] sont des voies pleines de délices et tous ses sentiers aboutissent à la paix.» Les délices, le bonheur, la paix, la tranquillité d'esprit... voilà les fondements sur lesquels un serviteur de D-ieu doit s'appuyer s'il désire poursuive d'une façon durable son avancée vers le Créateur.

Canaliser ses forces

Lorsqu'une personne décide de se réveiller spirituellement et de renouer avec ses racines profondes, cela ne fait pas l'affaire des forces du mal. De fait, aussi longtemps qu'un individu vivait loin d'Hachem, ces forces le laissaient tranquille : pour quelle raison l'auraient-elles embêté ? Il se plaçait lui-même loin de D-ieu ! Cependant, la situation change dramatiquement si cette personne décide de revenir à la vie et de se rapprocher du Maître du monde, à son allure et en tenant de sa personnalité. Dans ce cas, les forces de la mort se retroussent les manches et se préparent au combat.

Un combat ? Oui ; le mot n'est pas trop fort. Chaque personne qui a décidé de se repentir peut raconter presque sans fin ses difficultés à persévérer dans la bonne direction : perte de son emploi, problèmes au sein de sa famille, une santé soudainement précaire... la liste est longue des astuces qu'utilisent les forces du mal pour nous mener la vie dure.

Cependant, nous devons savoir une chose : le monde est dirigé par Hachem et personne d'autre. Cela est important de le savoir lorsque nous sommes dans la tourmente ; autrement, nous pourrions croire que le Satan est le maître à bord, qu'à D-ieu ne plaise. En fin de compte, il nous suffit d'augmenter nos prières, nos mitswoth et notre émouna (foi) et au fil du temps, le ciel s'éclaircit et les tempêtes ne sont plus qu'un mauvais souvenir.

La situation que vous me décrivez est fréquente chez toutes les personnes qui ont fait l'effort – et qui le poursuivent encore – d'avancer sur le droit chemin. Je vous fais une confidence : votre situation n'est pas particulière aux Bnei Noa'h. Dans un nombre important de familles juives, lorsqu'un des membres décide de changer sa façon de vivre et de se souvenir qu'il est juif, cela ne fait pas toujours l'affaire de tout le monde.

La première des choses à se souvenir est que nous ne pouvons pas demander aux autres de vive la même vie que la nôtre. Ainsi, avant notre réveil spirituel, aurions-nous apprécié être chahuté par un illuminé religieux ? Si une personne chargée d'émouna avait voulu nous réveiller contre notre gré, cela aurait-il eu véritablement des chances de réussir ? Bien sûr que non ! C'est pour cela qu'il faut avoir avec les autres la patience que nous aurions exigé d'avoir des autres il y a encore peu de temps.

Plutôt que de s'emporter contre le monde entier, il est préférable de prendre l'attitude d'une mère (ou d'un père) de famille auquel le médecin de famille a ordonné d'administrer un médicament vital à son enfant. Le parent sait que la prise de ce médicament est vitale, mais que s'il brusque l'enfant, celui-ci refusera automatiquement de le prendre. De là naît notre patience et notre amour pour l'Autre. Parce que nous désirons que le monde entier s'ouvre à D-ieu – pour son propre bien – nous sommes tenus de lui présenter d'une façon agréable et plaisante.

Un conseil : le Créateur nous a donné suffisamment de commandements (365 pour les juifs, 7 pour les Bnei Noa'h) pour que nous soyons occupés à les appliquer du mieux que nous pouvons. Si en plus de cela, nous avons le temps, l'énergie, la sagesse, la volonté et l'opportunité de venir en aide à d'autres créatures de ce monde, nous y sommes obligés. Cependant, si un de ces éléments manquent, il nous suffit de faire une seule chose (que nous devons faire dans tous les cas) : prier pour le bien des autres, c'est-à-dire le peuple d'Israël et les autres nations de ce monde.

Soyez en contact avec des personnes cachères et qui vous détendent. Prenez le temps de leur parler ou de les rencontrer si cela est possible. Ces personnes sont votre source de bonheur en ce monde. En parlant avec elles de votre relation avec Hachem, de vos difficultés, de vos envies de vous améliorer, de celles d'aider les autres... vous aurez un nombre important de sujets à partager.

Mon numéro de téléphone est ouvert à tous et mes discussions sont longues avec un nombre important de personnes. Lorsque deux âmes – juives ou pas – désirent échangent leurs points de vue à propos de l'existence, de D-ieu ou de toute autre chose sainte, les anges eux-mêmes s'arrêtent de vaquer à leurs occupations afin de les écouter ! Comment pourrais continuer les miennes ?

Je vous souhaite du fond du cœur de vivre dans la paix, la joie et le plaisir exquis de servir D-ieu : chaque seconde de votre vie. Cela est l'essence de l'homme et heureuse est la personne qui essaie de s'en faire une règle de vie.

Cordialement,

David- Yits'haq Trauttman