'Hanouka : bien démarrer son service !


Chaque soir de la fête de 'Hanouka, nous allumons une lumière supplémentaire sur la ménora. Le premier soir, nous allumons une lumière ; le deuxième soir nous allumons deux lumières… Même si cette procédure est ce qu'elle est simplement parce que la halakha nous l'apprend ainsi, nous pouvons également en déduire un enseignement plus général pour notre Service divin.

N'importe quel joueur sportif vous le dira : une semaine sans entraînement équivaut à chuter de niveau. Sans un entraînement constant, le corps perd de sa force et plus le niveau du sportif est élevé, plus la régularité dans l'entraînement est importante. Même si cela peut surprendre, il en va de même avec notre Service divin.

De fait, il est interdit de se contenter de son niveau spirituel et de vouloir y rester. Plutôt, nous devons continuellement ajouter de la Sainteté dans notre vie, chaque jour un peu plus. Cela permettra à notre intellect de s'épanouir et de nous amener toujours vers des niveaux plus élevés.

Il est intéressant de noter que sur la ménora, chaque lumière supplémentaire est ajoutée à la suite de la première lumière. Ainsi, le deuxième soir – même si nous devons allumer deux lumières – nous commençons à placer la même lumière que nous avions placée la veille, avant de placer la seconde. Le troisième soir, nous commençons également à placer dans la ménora la première lumière que nous avions placée le premier soir. De la sorte, c'est chaque soir que la première lumière se tient à sa place.

L'importance d'un bon début

Ceci correspond à ce qu'à écrit Rabbi Na'hman dans le Liqouté Moharan (I:62) : chaque début est difficile. Placé dans le contexte du Service divin, cela signifie que notre décision de nous rapprocher d'Hachem – qui représente le début de notre éveil spirituel – possède de grandes chances d'être suivie par des obstacles ou des difficultés. En d'autres termes, notre volonté d'emprunter le chemin de la droiture ne se fera sans doute pas sans encombres.

La première bougie sur la ménora – que nous posons chaque soir avant les autres – nous apprend que notre progression dans notre rapprochement du Divin reçoit sa force et sa puissance de notre décision initiale de prendre le bon chemin, notre début du rapprochement.

Cette force du commencement nous accompagne ensuite chaque jour de notre vie, à l'image de la lumière du premier soir qui est présente chaque soir sur la menora  lors de l'allumage. De fait, nous recevons une grande force du début de chaque chose. Une formation scolaire dans laquelle nous avons raté les premiers cours est une formation mal engagée. Un apprentissage dans lequel nous n'avons pas reçu les premiers cours d'introduction sera difficile à suivre…

En Sainteté aussi, le début de notre rapprochement est celui du réveil de notre intellect. Le surplus de Sainteté que nous y ajoutons par la suite se greffe sur celui du début ; si nous avons choisi une yéchiva qui ne nous correspond pas, nous aurons les pires difficultés à nous épanouir. Si nous empruntons un des multiples chemins du rapprochement – sans que celui-ci soit celui de la vérité pure – nous serons handicapés par ce départ manqué…

C'est pour cette raison qu'il faut multiplier les prières afin de demander au Créateur qu'Il nous remplisse de la volonté de chercher la vérité et rien que la vérité. La personne qui est prête à tous les sacrifices afin d'atteindre le véritable chemin juste et droit du rapprochement – et qui en fait la demande au Ciel – en recevra les clés. Cela lui évitera un début difficile qui rendrait plus délicat la suite de son rapprochement.

(Traduit et adapté du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan de Breslev, Ora'h 'Haïm, Halakha 1)