'Hanouka : une lutte et des lumières


Une fois les fêtes de début d'année passées, la première grande lueur spirituelle est celle de la fête de 'Hanouka. Lors de cette fête, nous allumons chaque soir – pendant huit jours – une lumière supplémentaire : le premier soir, une lumière ; le deuxième soir, deux lumières…

Un apprentissage saint

En réalité, cette fête est une allusion à notre apprentissage – ou à notre éducation – dans le Service divin. En hébreu, le mot “'HaNouKa” possède la même racine que le mot “'HiNouKh” (“éducation”) ; cette similitude nous apprend qu'il existe un lien fort entre ces deux concepts.

Lorsque nous progressons dans notre Service divin, nous ressemblons à un élève qui apprend une nouvelle matière. Or, il est impossible de s'élever en Sainteté – c'est-à-dire de s'éduquer dans notre Service divin – en l'absence de tensions et de conflits. Ces conflits sont ceux de la lutte que nous devons mener contre notre mauvais penchant.

Celui-ci n'est pas très heureux de constater notre volonté de rapprochement avec le Divin. Ainsi, il nous mène la vie dure pour nous faire abandonner nos projets, qu'à D-ieu ne plaise. Si nous voulons réussir dans notre démarche, nous devons briser ce mauvais penchant.

Cette lutte correspond à celle que menèrent les juifs durant les années qui précédèrent les évènements que nous commémorons pendant la fête de 'Hanouka. À cette époque, les juifs étaient opposés aux non juifs méchants qui dominaient sur la Terre sainte. Ces non juifs désiraient que nous oubliions la sainte Tora d'Hachem et que nous transgressions ses préceptes et Sa volonté, que D-ieu nous préserve.

Lorsqu'une personne pense à agir de la sorte, elle est la victime du mauvais penchant. Cette personne laisse dominer en elle son aspect animal, c'est-à-dire qu'elle laisse ses désirs malsains la guider plutôt que ce soit elle qui les guide. Lorsqu'une personne se laisse guider par son mauvais penchant, il lui devient impossible de servir D-ieu.

C'est ce combat de tous les jours qui trouve un symbole en la lutte que menèrent les juifs à l'époque du second Temple.

Ainsi, ce n'est qu'après avoir vaincu les non juifs – symbole du mauvais penchant – qu'il fut possible d'allumer les lumières dans le Temple, c'est-à-dire les lumières de 'Hanouka.

Lorsque nous allumons les lumières de 'Hanouka, nous devons penser à ceci : “Maître du monde, je désire vaincre mon mauvais penchant et me rapprocher de Toi ! Aide-moi à mériter d'atteindre l'intelligence véritable, symbolisée par ces lumières que je m'apprête à allumer.”

“De la même façon que les juifs d'antan avaient vaincu les non juifs avant de pouvoir allumer la ménora du Temple, je désire avoir vaincu mon mauvais penchant avant d'allumer les lumières de ma ménora.”

Heureuse est la personne qui mérite désirer cela, même si sa lutte contre son mauvais penchant n'est pas terminée. Le plus important est de vouloir le vaincre et d'allumer les lumières de 'Hanouka avec un désir intense.

(Traduit et adapté du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan de Breslev, Ora'h 'Haïm, Hilkhoth 'Hanouka, Halakha 1)