Lire les Téhilim (Psaumes) 9:4

The night of the native warriors

“Que mes ennemis lâchent pied et reculent, qu’ils trébuchent et périssent en Ta présence.” (Psaumes 9:4)

Dans le verset précédent, le Roi David avait déclaré sa joie à servir D-ieu et son désir d'exulter en le Créateur. Cette envie de rapprochement avec le Divin fait naître une sorte de complicité entre Hachem et Son serviteur. C'est cette complicité qui permet au véritable serviteur de D-ieu d'être persuadé que ses ennemis périront un jour ou l'autre.

La volonté de vaincre... grâce à D-ieu

La force de caractère est un aspect indispensable de l'homme. En son absence, nous sommes constamment bousculés par les évènements tourmentés de ce monde et la tranquillité d'esprit devient un concept qui s'éloigne chaque jour un peu plus de nous. Nos opposants sont nombreux : à notre emploi, dans notre quartier, dans la rue, au sein même de notre famille... Si nous n'y prenons pas garde, nous lâchons pied et touchons rapidement le fond, qu'à D-ieu ne plaise.

Cependant, si nous refusons de baisser les bras et que nous sommes résolus à faire face à nos défis quotidiens – petits et grands – les éclaircies se succèderont et avec chacune, un plaisir indescriptible de plus en plus profond et d'une exquise finesse nous accompagnera. Malgré tout, un danger nous guette : celui de l'orgueil et de la pensée que nous avons vaincus nos ennemis, que nous avons été plus intelligents et qu'en fin de compte, nous avons pris les bonnes décisions.

Cela est le lot des personnes qui ne font pas le lien entre leur présence en ce monde et le Maître du monde. Peu importe si ces personnes prétendent croire en D-ieu et possèdent toutes les apparences des individus dotés d'émouna (en d'autres termes : si elles semblent être « religieuses »). Si une personne s'accorde un mérite quelconque dans les succès de sa vie, elle est victime de son orgueil et rejette d'un revers de main la grâce céleste qui lui a permis de vaincre ses ennemis.

Le Roi David le savait bien : c'est en priant Hachem que nous reconnaissons que le salut peut venir seulement du Ciel. Non seulement c'est un décret divin qui nous permet de vaincre de nos adversaires, mais c'est également un décret de ce type qui peut nous faire croire en la disparition pure et simple de certains de nos ennemis, si ce n'est tous.

En aucun cas, cette vérité nous permet de penser que nous pouvons nous croiser les bras et attendre que les tourmentes se dissipent. Nos patriarches nous ont appris la démarche à suivre : faire les efforts nécessaires et véritables pour réussir, tout en priant et demander à D-ieu de venir nous sauver de nos tourments. Celui qui se relâche dans ses efforts fait preuve d'une faiblesse évidente. Cependant, celui qui croit en sa propre force est également fautif.

L'individu qui possède l'émouna est celui qui sait qu'il ne peut s'accorder aucun mérite en ce bas-monde. De fait, chaque mérite que nous pensons pouvoir nous donner est autant de bonté que nous ôtons à Hachem . N'est-ce pas là la plus grande preuve d'ingratitude que nous pouvons afficher à l'égard du Créateur ? Prenons garde à rester éloignés de cet orgueil pernicieux et remercions D-ieu pour les nombreuses faveurs qu'Il nous accorde.

À suivre...