Lire les Téhilim (Psaumes) 9:3

Joy!

“Je veux me réjouir et exulter en Toi, chanter Ton Nom, D-ieu suprême.” (Psaumes 9:3)

L'histoire est celle de trois hommes ; à chacun, sa femme demande de l'amener au restaurant afin de passer une soirée en tête-en-tête. Même si les trois maris ont été d'accord pour annuler la soirée qu'ils avaient prévue de passer avec leurs amis, la réaction de chacun les fait appartenir à une catégorie différente des autres.

Le premier mari accepte avec regret. Certes, il est avec sa femme au restaurant, mais son esprit est ailleurs et cela se lit sur son visage : l'ennui y est visible. Le deuxième mari parvient à surmonter sa déception : en fin de compte, sa femme n'est-elle pas plus importante que ses propres amis ? De la sorte, la soirée est agréable et tout semble pour le mieux, même si en son fort intérieur, il espère ne pas devoir répéter cet exercice trop souvent ! Le troisième mari est l'idéal : il est certain qu'il avait envie de voir ses amis, mais dès l'instant où il apprit ce que sa femme désirait, son envie est devenu le sien et il n'aurait pas souhaité – pour rien au monde – être ailleurs qu'avec elle ce soir-là.

Servir le Créateur de tout son cœur

Dans notre relation avec D-ieu, à quel niveau nous situons-nous ? Sommes-nous dans la première catégorie, à servir Hachem à contre-cœur ? Sommes-nous dans la deuxième, en faisant les mitswoth qu'Il nous a ordonnées tout en pensant que la vie serait plus simple si nous n'avions pas tous ces commandements à faire ? Enfin, appartenons-nous à la troisième catégorie, celle où notre plaisir est devenu Le Sien et où Le servir est la source de notre joie quotidienne ?

Le Roi David appartenait évidemment à la catégorie supérieure, celle où la véritable joie peut être vécue. Non seulement David désirait se réjouir et exulter en servant le Créateur, mais c'est en « Lui » qu'il désirait connaître cette joie et ce bonheur. Cela signifie que c'est selon la Volonté divine que le Roi David souhaitait ajuster sa propre vie. Voici une réalité qui doit nous inspirer : la référence provient du Ciel et notre mission consiste à la faire nôtre.

Exulter en D-ieu équivaut à trouver notre plaisir en la Parole divine. Considérées sous cet aspect, les mitswoth deviennent le baromètre de notre bonne humeur : plus nous en faisons, plus nous sommes joyeux ! Qu'elle est éloignée cette vision de celle où les commandements sont perçus comme une entrave à notre liberté ! Puissions-nous tous prier pour nous en rapprocher le plus possible et goûter à la saveur exquise et unique de sa senteur.

Ce plaisir d'un autre monde, David ne désirait pas le garder pour lui. De fait, lorsqu'une âme est remplie de joie sainte, elle désire le faire savoir au reste du monde. Il est possible de constater une trace de cette joie sur le visage de nos Sages : on y décèle une lueur étonnante et dotée d'un éclat particulier. De plus, lorsqu'un Sage commence à partager son savoir, ses mots sont remplis d'amour et de la volonté de nous inclure dans son avancée vers le Divin.

Grâce au Roi David, nous pouvons essayer de percevoir le Maître du monde comme une source de plaisirs et de joie. En avançant à pas mesurés en Sa direction, donnons-nous l'opportunité véritable de Le découvrir. Tentons d'être modestes et humbles : tâchons de faire passer Sa volonté avant la nôtre. Certes, cela n'est pas toujours facile, mais des trésors inestimables sont réservés aux personnes qui essaient.

Qui peut vraiment penser que cela n'en vaut pas la peine ?

À suivre...