Lire les Téhilim (Psaumes) 8:9

Birds over the ocean 2

“... Oiseaux du ciel et poissons de la mer, ce qui parcourt les routes des océans.” (Psaumes 8:9)

Dans ce verset, le Roi David poursuit la description des animaux qui se trouvent sous la domination de l'homme. Après avoir expliqué précédemment l'importance dans le judaïsme à ne pas faire souffrir inutilement les animaux, nous expliquons aujourd'hui les limites des « droits des animaux » selon la Tora. Cela nous permettra de relever des différences importantes avec la vision du monde non juif à ce sujet.

L'intelligence de l'animal n'est pas celle de l'homme

Dans la mesure où D-ieu « a donné [à l'homme] l'empire sur les œuvres de (Ses) mains et mis tout à ses pieds » (verset 7), celui-ci peut se servir des animaux pour son service. C'est pour cette raison qu'il a le droit de les tuer afin de les manger. Cette notion est combattue avec force par les individus qui s'opposent au Créateur et qui se situent eux-mêmes au niveau des animaux. Pour eux, rien ne permet à l'homme de tuer un animal simplement parce qu'il a envie de le manger. Une telle vision ignore la volonté de D-ieu qui nous a accordé l'autorisation de consommer de la viande !

Lorsque l'homme se place à l'extérieur de l'enseignement et de la sagesse de la Tora, ce sont ses repères d'être humain qu'il perd. Ainsi, se croyant doté d'une compassion immense – alors qu'il s'agit d'une bêtise du même nom – il attache des notions humaines aux animaux. Ceci devient comique lorsque certains prétendent voir « dans les yeux des animaux qui sont enfermés [dans les zoos] la détresse et la résignation.» Disons-le honnêtement : le cerveau des animaux n'est pas l'équivalent de celui de l'homme et certaines restrictions qui seraient cruelles pour l'homme ne le sont pas forcément pour les animaux.

Bien sûr, aucune personne n'aspire à vivre dans une cage. Cependant, si des conditions sanitaires satisfaisantes sont respectées, l'intelligence de l'animal n'est pas suffisamment développée pour qu'il en souffrir. Dans tous les cas, faire vivre des animaux dans des zoos entre dans la catégorie des actions que l'homme a le droit de faire car c'est à lui qu'a été donnée la domination sur les autres créatures d'Hachem.

De plus, une visite dans un zoo est l'occasion d'admirer certains animaux qu'il est rare de voir et donc, de rendre gloire à la grandeur de D-ieu. C'est cette idée qu'a exprimée le Roi David dans un verset différent des Psaumes (104:24) : « Que Tes œuvres sont grandes, ô Seigneur ! Toutes, Tu les as faites avec sagesse ; la terre est remplie de Tes créations.» En réalité, il s'agit-là de l'attitude typique de la personne qui cherche la présence du Créateur dans chaque aspect de sa vie. Ainsi, une visite au zoo n'est pas seulement une sortie agréable pour les enfants : elle permet également l'opportunité de réciter une bénédiction particulière !

Selon le Choul'han 'Aroukh (Ora'h 'Haïm 225:8), si l'on voit un éléphant, un singe, il faut réciter la bénédiction suivante : « Béni sois-Tu, Hachem, notre D-ieu, Roi de l'univers, qui fait les créatures différentes.» Selon le Rav 'Ovadia Yossef, chelita, il faut réciter (Yalkout Yossef, Qitsour Choul'han 'Aroukh) : « Béni sois-Tu, Hachem, notre D-ieu, Roi de l'univers, qui possède une telle [beauté] dans Son univers.»

Pour conclure, il suffit de dire que l'âme juive doit se méfier des valeurs d'un monde qui n'est pas le sien et qui cherche souvent à l'éloigner de Son Créateur. Si certains évitent les visites au zoo sous le prétexte d'une compassion déplacée, le juif en profite – en voyant les animaux qui s'y trouvent – pour rendre gloire à D-ieu !

À suivre...