Questions essentielles (1)

Questions essentielles (1)

Cher « Anonyme », je vous remercie pour votre lettre. Si nous avons souvent besoin de plusieurs pages afin d'exposer nos pensées et de formuler nos questions, vous avez réussi d'une façon remarquable à résumer les points essentiels de votre réflexion d'une façon concise et claire. Cela n'est pas donné à tout le monde (moi le premier !) et vous me touchez énormément en m'accordant votre confiance pour vous répondre. Avec l'aide de D-ieu, j'essaie dans cet article d'afficher les réponses à donner à vos interrogations. Cependant, celles-ci sont les miennes et d'autres existent. J'espère qu'elles vous aideront dans votre cheminement.

L'enfant et le dentiste

Pour vous répondre, permettez-moi d'utiliser une parabole : celle d'un enfant qui doit se rendre chez le dentiste. Atteint de plusieurs caries, la douleur ne laisse plus le choix à ses parents : une visite s'impose. En nous servant des différents aspects de cette histoire (imaginaire, mais que nous avons tous connue), nous pourrons sans doute comprendre plusieurs idées importantes qui concernent notre relation avec le Maître du monde.

En premier lieu, nous serons tous d'accord pour dire que selon toutes probabilités, si l'enfant n'avait pas mangé autant de sucreries et-ou qu'il s'était correctement brossé les dents, il n'aurait pas eu de caries et donc, pas à se rendre chez le dentiste. De cela, nous apprenons qu'en l'absence de fautes de notre part, il n'y a pas de souffrances.

Également, si l'enfant est très jeune, aucun adulte ne pourra s'attendre qu'il comprenne parfaitement la nature et l'intérêt de la douleur qu'il devra subir chez le dentiste. Un enfant ne possède pas l'intelligence d'un adulte et ses limites de l'entendement sont bien plus grandes que celle de ses parents. Ainsi, la souffrance est perçue à cause des limites de notre entendement.

Nous ne serons pas surpris si l'enfant n'est pas tenté à faire du dentiste son meilleur ami. Bien sûr, nous trouverons ce comportement enfantin car nous savons que le dentiste ne veut aucun mal à l'enfant. D'autre part, une personne adulte ne considèrera jamais le dentiste comme la véritable raison de sa douleur : elle comprendra que les raisons se trouvent ailleurs (mauvaise alimentation ou hygiène dentaire.) Dans ce monde, les causes apparentes de nos souffrances ne le sont pas en réalité. Plutôt, leurs origines est d'un autre monde : le spirituel.

Si l'enfant désire diminuer la fréquence de ses visites chez le dentiste, rien ne sert de déménager pour s'éloigner du médecin ! Plus simplement, il devra changer son comportement et limiter les bonbons, tout en augmentant le temps qu'il passe à se nettoyer les dents. Si nous n'essayons pas de soigner la racine de nos douleurs et les raisons véritables qui les expliquent, celles-ci continueront.

La nature humaine étant ce qu'elle est, les chances de voir l'enfant diminuer sa consommation de bonbons augmenteront certainement après quelques visites chez le dentiste : le souvenir de l'effet de la roulette dans la bouche est inoubliable ! Lorsque nous avons été touché personnellement, nos chances de changer notre comportement augmentent d'une façon considérable.

Enfin, si nous tentons l'expérience de mettre un enfant devant un paquet de bonbons et... un dentiste et que nous lui demandions de nous dire où se trouvent le bon et le mal, serons-nous surpris s'il pense que le premier sont les bonbons et que le deuxième le dentiste ? Quant à un adulte, sa réflexion permettra d'inverser entièrement la réponse. À cause de notre éloignement du véritable Savoir, nous considérons souvent le bien pour le mal et le mal pour le bien.

Dans un prochain article, je développerai – avec l'aide de D-ieu – chaque point abordé aujourd'hui.

Suite...