Une merveileuse soirée


(Une de nos lectrices nous a fait la gentillesse de nous envoyer la lettre suivante. Nous la reproduisons avec son autorisation)

Cher David-Yits'haq,

Hier matin, je me suis mise à penser que je suis un peu effrontée. De fait, même si je prends un plaisir certain à lire les Téhilim – ainsi que leurs commentaires – que vous publiez régulièrement sur La Pause-Café, je ne lis jamais les Téhilim moi-même ! D'une façon ou d'une autre, je ne trouve jamais le temps. Ceci m'a dérangé pendant longtemps et plus particulièrement depuis que je me suis rapprochée de Breslev.

Je suis une personne curieuse par nature et lorsque j'ai entendu parler pour la première fois du Tiqoun HaKlali, j'ai immédiatement désiré regarder ce dont il s'agissait. Je voulais savoir qui doit le réciter et pour quelle raison. J'ai alors constaté qu'il s'agissait des Téhilim et cela me ramène à mon introduction : même si j'ai un grand désir de les réciter, en fin de compte je ne le fais pas.

L'autre soir, je me suis rendue à une soirée « Berakhoth ». Il s'agissait d'une soirée vraiment spéciale où nous sommes une soixantaine de femmes. Je ne vais pas à chacune de ces soirées (chaque Roch 'Hodech), mais le mois d'Éloul se rapprochait et j'étais bien déterminée à ne pas rater celle-là. Cet événement n'a rien à voir avec Breslev ou n'importe quel autre mouvement ; il concerne toutes les femmes juives qui désirent s'y rendre, peu importe où elles se situent.

Tandis que j'étais assise en écoutant chaque femme (à tour de rôle, chacune prononce une berakha et dit ce qu'elle désire. Croyez-moi : soixante femme nécessite un temps fou!) – et même si j'écoutais chaque parole qui se disait dans la pièce – je me souvenais de ma désagréable impression causée par le fait que je ne récite pas les Téhilim.

Soudainement – et sans que je puisse en expliquer la raison – je me sentis submergée par une envie urgente dans mon cœur : celle de réciter les Téhilim et plus précisément le Tiqoun HaKlali. J'étais malheureuse de ne pas en avoir un sur moi, mais la soirée était exceptionnelle. Nous entendîmes de nombreuses prières, nous versèrent quelques larmes, nous eûmes également plusieurs fous rires... Le plus intéressant fut que nous sentions faire partie du même cœur (je ne peux pas oublier également ce merveilleux Rav qui donna un cours extraordinaire à propos de la puissance de la prière.)

Imaginez ma surprise lorsqu'une femme m'aborda en voulant me donner son nom et son numéro de téléphone (lors de ces soirées, nous partageons de nombreuse choses) et avant même que j'eus le temps de mettre ma main dans mon sac afin de me saisir de mon carnet d'adresses, elle était déjà partie chercher un stylo et une feuille de papier. Lorsqu'elle revint, je vis qu'elle écrivait ses coordonnées sur autre chose qu'un bout de papier : cela ressemblait à un petit livre. Je ne faisais pas vraiment attention à ce détail jusqu'au moment où elle me le tendit. À cet instant, je vis qu'il s'agissait d'un petit livre Breslev : le Tiqoun HaKlali ! Il n'existe pas de mots pour décrire ce que je ressentais (de plus, vous n'avez certainement pas le temps de tout lire !!! Dans tous les cas, vous pouvez imaginer...)

De nombreux anges étaient présents avec nous ce soir-là. Cette soirée fut d'une force incroyable et quant à moi, je sentis que le Tsadiq était présent également. De quelle autre façon peut-on expliquer que je finis la soirée précisément avec le Tiqoun HaKlali entre mes mains ? Celui-ci apparut je ne sais pas d'où et sans raison particulière, tandis que je m'inquiétais depuis déjà quelques temps. Et tout cela se produisit tandis que nous nous approchions du mois d'Éloul. Maintenant, je n'ai plus le choix : lire les Téhilim doit devenir une obligation quotidienne – avec l'aide de D-ieu – comme l'est celle de prier.

Merci... Je ne sais même pas qui je dois remercier à l'exception d'Hachem et de Rabbi Na'hman, mais je désirais partager cela avec vous.

Chaya