Lire les Téhilim (Psaumes) 8:1

au chef des chantres sur la Ghitit

“Au chef des chantres. Sur la Ghitit. Psaume de David.” (Psaumes 8:1)

Selon le Midrach, la Ghitit est une presse à vin. Ce mot se retrouve seulement à deux autres reprises dans le livre des Téhilim : aux chapitres 81 et 84. Selon nos Sages, l'allusion est ici faite aux nations du monde qui s'opposent à la Volonté divine et dont la fin sera d'être écrasées, comme l'est le raisin lorsqu'on fabrique du vin.

Une destruction positive

L'histoire est longue des peuples de la planète qui se sont opposés au peuple juif. De nos jours, une partie importante du peuple juif est réunie en Terre sainte et semble faire l'unanimité... contre elle. D'autre part, l'antisémitisme à travers le monde refait surface d'une façon évidente et qu'on pensait ne plus revoir après la Shoah.

Les nations du monde qui s'opposent au Créateur n'ont jamais réussi à survivre très longtemps et les Empires qui étaient censés durer éternellement se sont envolés en fumée. Que reste-t-il de l'Égypte qui était si fière de ses esclaves juifs ? Que sont devenus les Empires perse, romain... ? L’Allemagne nazie avait été fondée pour durer 1 000 années. Après avoir commis ses crimes odieux, elle a disparu en quelques semaines. Pendant ce temps, le peuple juif a survécu.

La comparaison faite par nos Sages entre le destin des nations qui s'opposent à Hachem et à celui du raisin qu'on utilise pour fabriquer du vin n'est pas anodine. De fait, même si le raisin est écrasé et qu'il semble avoir perdu tout intérêt, il en ressort en fin de compte un produit nouveau et bien plus élevé que ce qu'il était : du vin ! Ainsi, s'il a été réduit en purée, c'est pour lui permettre de s'améliorer.

Cela peut être comparé aux nations qui s'opposent au Maître du monde et qui font face à une fin certaine. Leur destruction sera imparable... mais quelque chose de positif en sortira. Les Bnei Noa'h qui respectent les sept lois qu'Hachem leur a données ne seront certainement pas victimes de la Colère divine. Plutôt, nos Livres saints nous apprennent qu'une place de choix est réservée dans le Monde futur aux individus non juifs qui vivent selon les Préceptes divins.

Ainsi, de l'environnement déplorable dans lequel ils vivaient, les Bnei Noa'h bénéficieront tout de même de la grâce de D-ieu. Même si leurs nations seront détruites, ils seront le produit élevé qu'il restera pour leur survivre. En fin de compte, la destruction des nations n'en est pas vraiment une : elle permet l'émergence de ce qui a de mieux, c'est-à-dire des âmes qui reconnaissent l'autorité du Créateur, même si elles ne sont pas juives.

C'est à ce prix que l'humanité entière reconnaîtra un jour la Royauté divine et le rôle incontournable du Créateur dans les affaires du monde. Lorsque les personnes méchantes et funestes auront disparues de la surface de la terre, le cœur de chaque individu sera rempli d'une seule chose : le désir de se rapprocher de D-ieu, autant que possible et aussi souvent que possible.

Dans ce huitième chapitre des Téhilim, le Roi David aborde les sujets essentiels de l'amour et de la crainte que nous devons ressentir pour Hachem. Nous aurions tort de croire que seulement les juifs doivent se sentir concernées par ces sentiments nobles. De fait, c'est chaque personne – juive et non juive – qui doit s'efforcer à se rapprocher de D-ieu en tenant compte des mitswoth spécifiques que le Ciel lui a données.

À suivre...