Paracha Kitavo - Rabbi Nathan de Breslev


“Et tu diras à haute voix devant l'Éternel, ton Dieu (…) : ‘J'apporte en hommage les premiers fruits de cette terre’.” (Devarim 26 :5-10)

À l’époque où le Temple de Jérusalem se dressait sur le Mont des Oliviers, les juifs avaient une mitswa particulière. Chaque année, lorsque les premiers fruits étaient mûrs, ils devaient les amener à Jérusalem afin de les présenter à Hachem. Grâce à la déclaration qu’ils devaient faire à cette occasion, ils remerciaient le Maître du monde pour leur avoir donné cette abondance de biens.

Cette mitswa annuelle est une allusion à notre obligation de nous renouveler constamment dans le domaine spirituel. Peu importe ce qui s’est passé hier et ce que nous avons fait : nous devons nous renouveler et commencer de nouveau comme si rien n’était arrivé et avec le maximum d’énergie. En agissant ainsi, nous nous renforçons contre notre mauvais penchant qui désire nous voir abattu et démoralisé. Dans tous les cas, nous devons remercier D-ieu pour Sa gentille et nous avoir accordé tout ce qu’Il nous a accordé, en général et en particulier.

Dans chaque génération, s’élèvent contre nous des adversaires physiques et spirituels qui veulent nous empêcher de servir le Maître du monde. Cependant, D-ieu se trouve toujours à nos côtés pour nous aider, nous soutenir… pour peu que nous fassions appel à Lui. L’essentiel consiste à avoir l’émouna (la foi) en Hachem.

Pour nous diriger vers ce chemin, nous devons briser tous nos désirs matériels liés à ce monde. Il est important de ne pas seulement éviter de fauter, mais aussi d’éviter tout ce qui ne correspond pas à la Volonté divine, même si cela n’est pas interdit selon l’interprétation de la loi.

C’est pour cela que nous devons recommencer – chaque instant de notre vie – à vouloir nous rapprocher d’Hachem. Nous ne devons pas nous soucier des fautes que nous avons faites hier. Plutôt, nous devons nous tourner vers le Créateur du monde afin de lui déclarer notre volonté de bien faire – à partir de maintenant – et lui demander Son aide pour nous lever de notre torpeur spirituelle.

Si nous réalisons pleinement que c’est seulement Lui qui peut nous aider à ne plus fauter et à nous élever, nous donnerons à D-ieu un plaisir immense, même si nous avons fauté il y a quelques minutes.

(Traduit et adapté du Likouté Halakhoth, Yoré Dé’a, Hilkhoth Bassar ve’halav, 4:13, de Rabbi Nathan de Breslev)