Lire les Téhilim (Psaumes) 7:8

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“Quand l'assemblée des peuples se groupe autour de Toi, élève-Toi au-dessus d'elle, regagne Ta sublime résidence.” (Psaumes 7:8)

Le Roi David fait une analogie qui est riche d'enseignement. Lorsque les ennemis de David l'entouraient, il s'adresse à Hachem en lui disant que cela équivaut à encercler le Maître du monde. De fait, le serviteur de D-ieu n'existe pas en tant qu'entité individuelle et indépendante de son Créateur. Plutôt, il n'est sur terre que pour servir Hachem et ceux qui l'attaquent, attaquent en réalité le Roi des rois.

Pas en mon nom, mais en Ton Nom...

Nos tentations et nos difficultés à nous rapprocher chaque jour un peu plus d'Hachem sont l’œuvre du mauvais penchant qui ne manque pas d'imagination pour dresser une suite interminable d'obstacles entre le Divin et nous. Pourtant, dans cette lutte quotidienne, nous ne sommes pas seuls : à travers nous, c'est le Maître du monde que les forces du mal attaquent et c'est à juste titre que nous pouvons faire appel à Lui pour nous aider à être le vainqueur.

Dans chaque situation de notre vie, à chaque instant et peu importe où nous nous trouvons, la lutte semble souvent interminable : au travail, dans la rue, au magasin, à la maison... Chaque endroit possède ses défis pour la personne qui désire se rapprocher de D-ieu le plus souvent possible. Des yeux à surveiller, une langue à garder, un énervement à contrôler... les tentations ne manquent pas ! Cependant, si nous demandons à Hachem de nous aider, les tensions faiblissent et nous permettre – le plus souvent – de réussir les tests.

L'âme juive a ceci de particulier : chaque individu est lié constamment au Ciel par un fil de Bonté divine. Ce fil n'attend qu'à être tiré pour que de l'autre extrémité, l'aide nous soit envoyée du Ciel. Ainsi, nous ne sommes jamais seul devant nos ennemis et les raisons de s'inquiéter n'existent pas réellement. D'autre part, la personne qui désire relever les défis toute seule ne peut s'attendre à aucune aide et en fin de compte, ce sont des échecs répétitifs que son orgueil lui fera rencontrer.

Nous ne devons jamais être surpris de notre faiblesse, de nos défauts, ni de notre tendance à vouloir nous éloigner du Créateur. Le Yetser Hara' (le mauvais penchant) est en nous et nous devons fourbir nos armes pour lui mener la vie dure. Nous ne désirons certainement pas baisser les bras et nous transformer en maison d'accueil pour les forces de la mort, qu'à D-ieu ne plaise. Dans un tel cas, nous ne mènerions plus notre vie, mais la leur !

Notre appel à l'aide doit être quotidien et être fait dans la joie et le bonheur. Lorsque le Commandant en chef des armées est le Créateur Lui-même, que pouvons-nous craindre ? Il nous suffit de faire tous les efforts que nous pouvons – sincères, authentiques et sans artifices – afin de pouvoir nous engager dans le combat contre les forces du mal et... adviendra ce qu'il adviendra.

Si nous avons bel et bien fait notre maximum et que nous perdons une bataille, que D-ieu nous préserve, nous pourrons toujours nous tourner vers le Chef des armées et Lui dire : « Maître du monde ! Donne-moi je T'en prie, plus de forces pour vaincre la prochaine fois. Tu connais mon désir de ne pas tomber, mais la lutte est féroce ; accorde-moi le surplus d'énergie dont j'ai besoin pour sortir vainqueur de la prochaine lutte. Je le désire tellement ! »

Hachem connaît le fond de nos pensées. Rien ne sert de parler de la sorte si nous baissons les bras... pour crier et pleurer par la suite. C'est seulement après s'être relevé les manches et fait notre part que nous serons pris au sérieux. En d'autres termes : il est inutile d'essayer de jouer un mauvais tour à D-ieu car nous serons toujours le perdants.

À suivre...