Lire les Téhilim (Psaumes) 7:10

Lire les Téhilim (Psaumes) 7:10

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“Que la méchanceté des impies ait donc un terme ! Affermis le juste, ô Toi qui sondes cœurs et esprits, D-ieu équitable !” (Psaumes 7:10)

Dans son immense compassion, le Roi David demandait au Créateur qu'Il élimine le mal de ce monde, mais sans atteindre les méchants eux-mêmes. De fait, c'est la « méchanceté » que souhaitait voir disparaître David, plutôt que les méchants. Lorsque nous rencontrons des personnes qui font le mal, nous devons nous souvenir de cet enseignement.

Une différence importante

Chaque parent le sait : lorsqu'un enfant commet une mauvaise action, il ne faut jamais lui dire : « Tu es méchant ! » ; plutôt, il faut dire : « Ce que tu as fait est méchant ! » La différence n'est pas seulement sémantique: elle permet de faire comprendre à l'enfant que son intégrité n'est pas en question, tandis que ses actions le sont.

Il nous arrive de rencontrer des personnes méchantes. Dans ces cas-là, il n'est pas toujours facile de distinguer la personne de ses actions. Le plus souvent, c'est l'ensemble que nous dénonçons et le rejet que nous ressentons envers ces personnes et égal à celui que nous avons pour leurs actes. Le Roi David nous rappelle que ce mode de réflexion n'est pas le bon.

Grâce au principe de téchouva (repentir), il est toujours possible de penser qu'une personne changera ses voies. La téchouva est tellement importante que sans elle, l'espèce humaine ne pourrait pas survivre très longtemps ! C'est pour cette raison qu'Hachem a créé la téchouva avant le monde. Si le Maître du monde a pris autant de précaution à notre égard, ne pouvons-nous pas en prendre un peu envers nos contemporains ?

En faisant référence dans le même verset aux impies (récha'im) et aux justes (tsadiqim), David ajoute une notion très importante : le Créateur connaît les pensées qui résident dans le cœur de chaque personne, ainsi que ses pensées. Ainsi, Hachem sait avec une exactitude parfaite le type de personne que nous sommes. Au-delà des apparences et des illusions, le Ciel connaît notre propre valeur.

Une personne peut désirer ardemment faire une mitswa particulière... sans y parvenir. Elle pleure, soupire et ouvre son cœur chargé de douleur à D-ieu pour exprimer son envie de remplir la volonté du Créateur. Une autre personne fait la même mitswa... en pestant contre le temps que celui lui prend et avec des pensées qui s'opposent à la Volonté divine. Qui peut penser un instant que la première personne se trouve plus éloignée du Maître du monde que la seconde, parce qu'elle n'a pas pu faire la mitswa ?

Cependant, il serait dangereux de jouer avec le Créateur. Si nous ne pouvons pas suivre la Volonté divine, Hachem en connaît la raison. La négligence, la paresse... ne sont pas nos meilleurs avocats au Ciel ! D'autre part, si nous brûlons de désir pour faire une mitswa, mais que les circonstances ne nous ont pas permis de la faire, nous n'avons rien à craindre : D-ieu sait où se trouve notre esprit et les pensées de notre cœur.

Cet enseignement nous permet également de comprendre l'impossibilité de juger notre prochain. Voyons-nous untel ne pas faire telle mitswa ? Que savons-nous des pensées de son cœur ? Avons-nous fait une mitswa ? Sommes-nous certain que notre cœur s'en est réjoui ? En d'autres termes : laissons le Maître du monde juger Ses créatures. Pour notre part, concentrons-nous sur notre Service divin, sans regarder ce qui se passe chez nos voisins. Cela nous permettra de faire entrer plus facilement la joie en notre cœur !

À suivre...