Les 19 lettres (6a) : histoire

Les 19 lettres (6a) : histoire

Voici la suite de la correspondance fictive entre deux amis, dont un a fait téchouva.

Benyamin,

Notre génération est celle qui pense tout savoir, tout connaître et ne rien devoir apprendre du lendemain. Pour le plus grand nombre d'individus, l'idée de l'existence d'un D-ieu, Juge suprême de l'humanité, Créateur et dont tout dépend est trop dérangeante pour être analysée à sa juste valeur. Il est tellement plus facile de continuer à vivre comme nous l'entendons en prétendant que D-ieu n'existe pas !

Les leçons de l'histoire

La colère de D-ieu à notre égard serait amplement justifiée. Que de distance mettons-nous en Lui et nous ! Cependant, la Promesse divine sera respectée : plus de Déluge. Ainsi, l'espoir du Créateur est d'éduquer l'humanité. À cette fin Il envoie du Ciel les messages qui doivent nous servir à mieux Le connaître, ainsi qu'à mieux connaître notre propre personne. Ces signaux sont répertoriés dans les livres d'histoire des peuples de l'univers.

Benyamin, je t'entends déjà poser la question évidente : si Hachem désire que l'être humain se rapproche de Lui, pour quelle raison a-t-Il dispersé les nations aux quatre coins du monde ? De fait, n'aurait-il pas été plus facile de Le chercher si tous les peuples avaient été réunis au même endroit de la planète ? À quoi servent les nombreuses cultures qu'il est possible de répertorier à travers le monde ? Pourquoi autant de différences d'un peuple à l'autre ?

Ceci peut être comparé à un marchand de fruits qui présente ses fruits. Plutôt que de les rassembler tous au même endroit, il les étale avec précaution et en laissant de l'espace entre chaque espèce. De la sorte, il est plus facile de remarquer les qualités de chaque fruit. Également, dans le cas où un fruit deviendrait mauvais, il serait immédiatement remarqué et pourrait être mis de côté sans attendre.

De nos jours, qui ne voit pas les différences évidentes entre les peuples de la terre ? Si certains semblent faire des efforts pour suivre une certaine morale et une ligne de conduite qui essaie de les honorer, d'autres se vautrent dans la violence, l'appel au crime et les pires atrocités. Un jour ou l'autre, le décret céleste s'abattra sur les plus mauvais élèves de notre monde. Ce jour-là, la Gloire de D-ieu sera révélée à la face de tous et nous pleurerons de joie d'avoir poursuivit notre vie de mitswoth, de prières et d'étude de la Tora... tandis que les autres peuples vivaient sans se soucier de la Présence divine.

Il arrivera, à la fin des temps, que la montagne de la maison du Seigneur sera affermie sur la cime des montagnes,
Et se dressera au-dessus des collines, et toutes les nations y afflueront.
Et nombre de peuples iront en disant :

« Or çà, gravissons la montagne de l'Éternel pour gagner la maison du D-ieu de Ya'aqov,
Afin qu'Il nous enseigne Ses voies et que nous puissions suivre Ses sentiers,
Car c'est de Sion que sort la doctrine et de Jérusalem la parole du Seigneur.»

Il sera un arbitre entre les nations et le précepteur de peuples nombreux ;
Ceux-ci alors de leurs glaives forgeront des socs de charrue,
Et de leurs lances des serpettes ;
Un peuple ne tirera plus l'épée contre un autre peuple,
Et on n'apprendra plus l'art des combats.
Maison de Ya'aqov, allons, marchons à la lumière de l'Éternel !

Certes, tu avais délaissé ton peuple, la maison de Ya'aqov,
Car ils étaient envahis de superstitions venues de l'Orient,
De pratiques de sorcellerie comme les Philistins,
Ils se complaisaient aux produits des étrangers.

Leur pays est gorgé d'argent et d'or, point de limites à leurs trésors;
Il abonde en chevaux, et ses chars ne se comptent point.
Leur pays est rempli aussi d'idoles,
Ils se prosternent devant l'œuvre de leurs mains,
Devant les créations de leurs doigts.
Toute personne s'est abaissée, tout homme s'est dégradé : Tu ne peux leur pardonner.

« Qu'on se retire dans les rochers, qu'on cherche un abri dans la poussière,
Devant la terreur qu'inspire D-ieu et l'éclat de sa majesté !»

Les yeux hautains seront abaissés, l'orgueil humain sera humilié,
D-ieu seul sera grand en ce jour.

Oui, l'Éternel-Cebaot fixera un jour contre l'orgueilleux et le superbe,
Contre quiconque s'élève : ils seront abaissés !
Contre tous les cèdres élancés et majestueux du Liban et les chênes du Basan ;
Contre toutes les hautes montagnes et les collines altières ;
Contre les tours élevées et les remparts puissants ;
Et contre les navires de Tarsis et les édifices somptueux.
L'orgueil contre les navires de Tarsis et les édifices somptueux.
L'orgueil des hommes sera humilié, leur arrogance sera abattue ;
Seul l'Éternel sera grand en ce jour.

Quant aux idoles, elles s'évanouiront toutes.
On se réfugiera alors dans les cavités des rochers et dans les grottes souterraines,
Devant la terreur répandue par l'Éternel et l'éclat de Sa majesté,
Quand Il se lèvera pour épouvanter la terre.
En ce jour, ils jetteront aux taupes et aux chauves-souris leurs idoles d'argent et d'or,
Qu'ils avaient fabriquées pour leur rendre hommage,
Et ils iront dans le creux des rochers, dans les crevasses des côtes pierreuses,
Terrifiés par la crainte de l'Éternel et l'éclat de Sa majesté,
Quand il se lèvera pour épouvanter la terre.

« Cessez de vous appuyer sur l'homme, dont la vie n'est qu'un souffle.
Quelle peut être sa valeur?» (Isaïe 2)

Cette éducation de la vie permettra à tous de comprendre – en temps voulu – que l'essentiel ne réside pas en l'aspect matériel de ce monde, mais plutôt en notre rapprochement avec le Maître du monde. N'est-ce pas là l'objectif d'une éducation exemplaire : transformer d'une façon importante ce qui était brut afin de l'affiner et de le purifier ?

Vanité des vanités ! Tout est vanité !
Quel profit tire l'homme de tout le mal qu'il se donne sous le soleil ?

Une génération s'en va, une autre génération lui succède, et la terre subsiste perpétuellement.
Le soleil se lève, le soleil se couche : il se hâte vers son point de départ, où il se lèvera encore,
Pour s'avancer vers le sud et décrire sa courbe vers le nord ;

Le vent progresse en évoluant toujours et repasse par les mêmes circuits.
Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n'en est pas remplie.
Vers l'endroit qui est assigné aux fleuves, ils dirigent invariablement leur cours.
Toutes choses sont toujours en mouvement ; personne n'est capable d'en rendre compte.

L'œil n'en a jamais assez de voir, ni l'oreille ne se lasse d'entendre.
Ce qui a été c'est ce qui sera ; ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera,
Il n'y a rien de nouveau sous le soleil !
Il est telle chose dont on dirait volontiers : « Voyez, ceci est nouveau !»
Eh bien ! Cette chose a déjà existé dans les temps qui nous ont précédés.

Nul souvenir ne subsiste des anciens,
De même de leurs plus récents successeurs il ne demeurera aucun souvenir.
La conclusion de tout le discours, écoutons-la :
« Crains D-ieu et observe Ses commandements ; car c'est là tout l'homme.» (Ecclésiaste 1:2-15 et 12:13)

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