Vouloir : voilà l'essentiel !


Lorsqu'une personne est tombée spirituellement très bas et qu'elle fait tout ce qu'Hachem ne désire pas qu'elle fasse, que D-ieu nous préserve, elle n'est pas encore au fond du puits. Cette place peu enviable est réservée aux individus qui ont perdu tout espoir. Selon eux, D-ieu les a abandonnés à cause de leurs nombreuses fautes et la moindre étincelle d'espoir les a quittée. C'est lorsque nous pensons que c'est la fin, que tout est fini, que nous sommes au fond du trou, qu'à D-ieu ne plaise.

Le désespoir n'est pas de ce monde !

Nous savons tous que la Tora est grande et Sainte. Nous savons également que sa force est illimitée et qu'elle peut relever chaque individu, même s'il est tombé là où il est tombé. Nous ne remettons pas en cause la puissance d'Hachem ; plus simplement, nous pensons que notre humble personne n'intéresse pas les sphère célestes qui ont certainement d'autres chats à fouetter.

Qui doute qu'en étudiant la Michna, la Guémara, la halakha... nous ne plaisions pas au Créateur ? Qui peut penser que la Parole sainte ne pourrait nous relever ? Plutôt, nous croyons ne pas pouvoir nous faire entendre et que l'explication de cette incapacité réside en nos nombreuses fautes et transgressions. Arrivés à ce stade, nous sommes entourés de désespoir... et dans les bras des forces du mal.

Rabbi Na'hman de Breslev l'a dit maintes fois : chaque individu doit avoir un programme régulier d'étude des Textes saints. Bien sûr, ce programme – ainsi que les textes étudiés – doit correspondre au niveau où se situe cette personne. Rien ne sert de vouloir étudier dix pages de Guémara par jour si on en est incapable ! Une personne qui ne peut étudier que trois lignes par jour doit se fixer cet objectif et tout faire pour respecter son programme d'étude. Une autre personne étudiera sans doute deux pages par jour ; peu importe la quantité que nous étudions, le plus important est d'étudier ce qui nous rend joyeux et que nous pouvons comprendre.

Ainsi, une heure d'étude peut nous relever de l'endroit où nous sommes tombés. Cependant, dans certains cas, établir – ou continuer – son programme d'étude est hors de notre portée. Notre tête ne fonctionne plus ; notre cœur est sec et un morceau de bois mort semble plus éveillé que nous ! Même dans ce cas, la Tora reste grande et peut nous sauver. Il s'agit d'une question de vie ou de mort de ne pas l'oublier.

Lorsque toute forme d'étude nous dépasse et semble dans un autre monde que le nôtre, il reste encore une solution simple qui peut nous sauver. Lorsque Guéhinom se rapproche dangereusement de nos pensées, Rabbi Na'hman enseigne que nous ne devons pas pour autant oublier la puissance de la Tora. Même s'il nous est impossible de comprendre la nature de cette force – ainsi que sa façon de fonctionner – il suffit de savoir qu'elle existe.

Le programme d'étude le plus simple qu'il existe nous a été légué par le Roi David. C'est dans son livre des Téhilim (Psaumes) qu'il a enfermé le concentré maximum de Puissance divine. En ouvrant son livre et en récitant les versets émouvants qu'il a écrit, nous nous raccrochons inconsciemment à la force du Créateur et nous lions de nouveau notre âme à sa racine. Même si nous ne sommes pas conscient de tout cela, la récitation des Téhilim possède ce pouvoir extraordinaire.

S’assoir avec un livre de Téhilim et commencer à réciter doucement les Paroles saintes du Roi David : cela est donné à tout le monde, sans exception. De l'endroit où nous sommes tombés – peu importe lequel – nous pouvons toujours retourner vers Hachem. Ceci est la grandeur du Maître du monde : laisser toujours ouverte la porte du retour.

Voici la vérité absolue : même si nous sommes tombés très bas, que D-ieu nous protège, la Tora peut nous ramener et nous relever. L'essentiel est de savoir qu'au-delà nos expériences dans la vie – et les enfers que nous vivons – si nous collons à la Tora, celle-ci nous changera, pour le bien. La raison pour laquelle nous sommes tombés et que nous avons oublié la puissance de la Tora. Tâchons de nous en souvenir ou rouvrant un livre de Téhilim et en commençant à le réciter!