Une bénédiction avant de fumer ?


La question de cette semaine : "Doit-on faire une bénédiction avant de fumer une cigarette ?"

Réponse : Si manger un aliment ou boire un liquide nécessite de faire une bénédiction auparavant, simplement goûter quelque chose – sans l'avaler et en le recrachant – n'exige pas de bénédiction (Choul'han 'Aroukh 210:2). Ceci se produit souvent lorsqu'un désire goûter un plat que l'on est en train de préparer et s'assurer s'il n'est pas trop salé ou poivré.

Le Maguen Avraham (210:9) se pose la question à propos de savoir si une personne qui fume du tabac (« tabak ») doit prononcer une bénédiction. D'un côté, cela ressemble à goûter un aliment et le recracher ensuite – ce qui ne nécessite pas de bénédiction – dans la mesure où la fumée n'est pas avalée. D'un autre côté, cela peut être comparé à sentir des « bessamim » (herbes odoriférantes), ce qui nécessite une bénédiction. De fait, exiger une bénédiction semble être encore plus le cas puisque certaines personnes avalent réellement le « tabak. »

Le Minhag Israël Tora (210) cite le K'sav Sofer selon lequel le Rav Mordekaï Banet qui – en se basant sur la question posée par le Maguen Avraham – avait l'habitude, avant de fumer, de faire la bénédiction « chéhaqol » sur un aliment avec l'intention d'inclure également la cigarette.

Dans ce cas, si la cigarette nécessite une bénédiction, celle de « chehakol » (qui est une bénédiction qui peut couvrir tous les aliments) l’inclurait. Cependant, le Minhag Israël Tora précise que le minhag b'zman hazé (l'habitude de nos jours) est de ne pas prononcer une bénédiction avant de fumer.

De plus, selon le Rav 'Ovadia Yossef, même s'il est difficile d'interdire la cigarette, il est certain que fumer nuit gravement à la santé et n'est certainement pas conseillé.

Note importante : cette réponse représente le point de départ d'une discussion et ne doit pas servir comme une halakha. Nous essayons de traduire les réponses de la meilleure façon possible, mais nous admettons que nous pouvons nous tromper. 

Nous conseillons de lire l'original de la réponse mentionnée ci-dessus afin d'en vérifier la véracité. De plus, d'autres avis peuvent exister à propos de la même question. C'est pour cela qu'il est toujours recommandé de consulter son Rav avant d'en arriver à une conclusion. 

Revach l'Neshama