Lire les Téhilim (Psaumes) 7:1

Lire les Téhilim (Psaumes) 7:1

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Chigayon de David, qu'il chanta à l'Éternel à propos de Couchi, le Benjamite.” (Psaumes 7:1)

Le mot « Chigayon » est un mystère dont la révélation nous sera révélée avec l'arrivé de Machia'h. Il existe plusieurs interprétations pour ce mot et chacune d'elles dépasse le cadre de notre commentaire. Nous en retenons une : le chigayon était un instrument de musique dont les Lévites se servaient à l'époque du Temple de Jérusalem. Grâce au chigayon, le chœur des Lévites pouvait jouer de superbes airs de musique en l'honneur du Créateur.

Un hommage à son ennemi

Le « Couchi » (« noir ») auquel fait référence le Roi David est le Roi Saül, premier roi du Royaume d'Israël. Ce surnom peu habituel s'explique grâce à une analogie : de la même façon qu'un homme dont la peau est noire se distingue de son entourage, Saül fut unique dans sa piété et son sacrifice de soi pour servir Hachem. En ces domaines, il dépassa les hauteurs – pourtant impensables – qu'atteignit David.

Il n'existe pas dans le monde deux personnes identiques. Si l'une possède certaines qualités, une autre en a d'autres. Si l'une affiche des défauts, une autre en a également, même s'ils sont différents. Aucun individu ne peut être certain de sa perfection et en même temps dénoncer qu'un autre ne possède que des défauts. Plutôt, il faut toujours essayer de garder une certaine mesure, même si le plus souvent, nous n'avons aucune raison de porter un jugement à propos de tierces personnes.

Nous aimerions vivre dans un monde simple, même si le nôtre est d'une complexité étonnante. Ainsi, il est plus facile de penser d'une personne qu'elle est bonne, tandis que nous pensons qu'une autre est méchante. Pourtant, la réalité est différente : il est évident que la « bonne » personne possède tout de même des défauts et que la « mauvaise » n'est pas entièrement noire.

Afin de mieux comprendre le travail de réflexion que nous devons faire, il nous suffit de penser à nous-mêmes. N'avons-nous pas fauté un jour ou l'autre ? N'avons-nous blessé personne dans notre vie ? Que dirions-nous si une tierce personne nous définissait uniquement par rapport à cette faute ou à cette erreur ? Ne penserions-nous pas qu'il s'agit d'une injustice évidente ?

Lorsque nous voyons un tiers commettre une faute, nous devons obligatoirement faire la différence entre ce que nous avons vu et la personne en question qui doit être considérée comme un ensemble. Avant tout, nous devons nous demander s'il est utile de porter un jugement sur ce que nous avons vu. De fait, nous n'avons aucune obligation d'avoir une opinion précise sur tout le monde !

Ensuite, nous devons faire tous les efforts possibles afin de trouver des explications plausibles pour expliquer ce que nous avons vu d'une façon positive. Si nous possédons de bonnes raisons pour être inquiet (la personne en question est un de nos enfants, notre associé en affaires...), nous devons consulter immédiatement une autorité rabbinique compétente qui nous expliquera ce qui doit être fait. En aucun cas, nous ne devons pas parvenir à une conclusion rapide qui a toutes les chances d'être fausse et injuste.

Malgré l'opposition féroce qui l'avait opposé à Saül, Hachem reprocha à David d'avoir célébré la mort du Roi d'Israël. C'est pour expliquer son erreur à David que D-ieu lui rappela que Saül lui avait été supérieur en certains domaines. Certes, une personne peut avoir des torts évidents (dont nous devons cependant être certains), mais nous ne devons pas ignorer pour autant ses qualités.

L'entente au sein du peuple d'Israël est un élément important de notre relation avec le Maître du monde. Penser d'une façon positive, c'est aussi essayer de voir les bons aspects chez les autres, même s'ils ne sont pas toujours faciles à déceler. Les personnes qui essaient de faire ces efforts sont chéries de D-ieu. Heureuses sont-elles !

À suivre...