Lire les Téhilim (Psaumes) 6:10

Lire les Téhilim (Psaumes) 6:10

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“L'Éternel a exaucé ma supplication ; l'Éternel acceptera ma prière.” (Psaumes 6:10)

Nous avons déjà dit que le Roi David composa ce chapitre tandis qu'il était gravement malade. Approchant de sa conclusion, le sixième chapitre des Psaumes nous révèle que David fut guéri et que c'est au Ciel qu'il en donna le mérite.

La force de l'émouna

Apercevant qu'il avait recouvré la santé, le Roi David connaissait avec pertinence les raisons de sa guérison : c'est du Ciel qu'il fut décidé qu'il devait être guéri, de la même façon que c'est du Ciel qu'il avait été décidé qu'il devait être malade. Avec la force de son émouna (sa foi), David savait très bien que rien n'échappe à la Volonté divine et que nos raisons de multiplier nos prières et nos remerciements sont innombrables.

La personne qui possède une émouna complète ne se trompe pas : les causes apparentes qui nous permettent d'expliquer les évènements de notre vie quotidienne ne sont que des outils qu'Hachem utilise afin de masquer Sa présence. Plus l'émouna d'un individu est absolue, plus il sait qu'il ne faut accorder aucune importante à ces causes et à ces facteurs.

Ainsi, lorsque nous prions afin d'obtenir une chose en particulier, il est bien certain qu'il faut remercier la personne qui – en fin de compte – nous la donne. Demandions-nous une augmentation de salaire ? Il faut évidement remercier notre patron lorsqu'il nous l'accorde. Désirions-nous partir quelques jours en vacances à l'autre bout du monde ? Ne soyons pas avare sur la reconnaissance à accorder à notre oncle d'Amérique qui nous a fait la surprise d'envoyer un chèque important... Cependant, nous ne devons pas oublier l'essentiel : ils ne sont que les messagers du Ciel que D-ieu utilise afin de répondre à nos prières.

C'est avec la même émouna que nous devons prier pour les choses qui nous manquent encore. À chaque prière prononcée, nous devons avoir la certitude qu'Hachem nous répondra : aujourd'hui, demain, après-demain... Nous savons que le temps venu, nos prières seront acceptées par la grâce du Ciel. Dans ces cas également, nous ne devrons pas oublier que l'aspect apparent de chaque réponse n'est pas son essence.

Savoir que c'est D-ieu qui nous accorde ce que nous avons et qu'Il nous accordera ce que nous désirons, sont deux aspects fondamentaux de notre relation avec le Maître du monde. C'est pour cette raison que notre salut ne peut venir que du Ciel : rien n'existe à l'exception de la Volonté divine. Une atteinte importante à l'émouna consiste à croire que certaines choses que nous possédons nous ont été accordées en dehors de la volonté céleste.

Bien sûr, il ne faut pas croire pour autant qu'il suffit de demander pour recevoir immédiatement ce que nous voulons. Cela serait contraire au principe selon lequel chaque personne reçoit ce qui lui est dû. Certes, il est impossible de connaître avec précision la façon dont Hachem dirige l'univers. Cependant, une chose est certaine : l'injustice n'existe pas ; c'est uniquement notre entendement limité qui rend difficiles certaines explications.

Il est important de réaliser que c'est principalement dans ces cas difficiles que notre émouna est jugée du Ciel. Lorsque nous avons du mal à trouver une certaine logique à un fait particulier, mais que nous savons pour autant que telle est la volonté de D-ieu, nous faisons preuve d'une grande émouna. C'est cette force qui permet à l'individu de vivre tous les défis de la vie sans en être perturbé. Aussi longtemps qu'il sait que sa vie est dirigée par le Créateur, quelle serait la raison de s'inquiéter ?

À suivre...