Se laver les mains après un repas (1)

Se laver les mains après un repas (1)

À l'époque où le Temple se dressait dans la ville de Jérusalem, les sacrifices que le peuple d'Israël offrait sur l'Autel était le moyen idéal de se rapprochait d'Hachem. De nos jours – et en l'absence du Temple et de son Autel – c'est notre table qui est devenu le lieu des offrandes. Les repas de l'âme juive sont des moments de proximité avec le Divin d'une grande intensité.

Manger pour s'élever

Si nos repas sont empreints d'une telle Sainteté, c'est qu'ils nous permettent de recevoir du Ciel un cadeau d'une valeur inestimable : le Da'ath (Savoir). Le Da'ath est la connaissance de la nature réelle de la Volonté divine. En d'autres termes, ce qu'attend de nous le Créateur s'éclaircit dans notre esprit et les doutes laissent la place à une volonté renouvelée de s'élever spirituellement. Bien sûr, il est possible de recevoir une charge nouvelle de Savoir à chaque instant du jour, mais c'est lors de nos repas que nous pouvons en accumuler le plus rapidement.

C'est la raison pour laquelle les forces du mal s'éveillent dès l'instant où nous devons manger. Celles-ci savent très bien ce qu'elles risquent de perdre si nous emportons le combat : un rapprochement avec le Divin qui est leur cauchemar ! Il ne faut donc pas s'étonner que les plus graves tentations surgissent en nous au moment où la faim se fait sentir. Les forces du mal ne reculent devant rien pour nous faire tomber, qu'à D-ieu ne plaise.

Ceci ressemble à un sportif de haut niveau qui doit se préparer pour un prochain match. L'intensité de son entraînement dépend directement des forces de son adversaire. Lorsque nous nous apprêtons à manger, nous allons rencontrer le numéro un mondial et notre préparation doit être minutieuse et appliquée.

La première chose à faire (lorsque nous nous apprêtons à manger du pain) consiste à nous laver les mains et à prononcer la bénédiction « 'Al nétilath Yadayim » (le propos de cet article n'est pas d'étudier les halakhoth dans leurs détails. Chaque personne doit consulter son autorité rabbinique afin d'en apprendre les différents aspects.) Ensuite, nous devons prononcer la bénédiction « Le'hem Min HaAretz. »

Une fois ces deux mitswoth réalisées, nous pouvons déguster les meilleurs plats au monde. Faut-il encore faire attention à ne consommer que des mets kachers ! Si cette précaution est remplie, notre table en devient une de roi et le rapprochement avec D-ieu revêt son aspect agréable et pas toujours difficile. En fin de repas, nous devons prononcer les Birkhath Hamazone (les bénédictions d'après le repas) comme signe de remerciement envers le Créateur. N'est-ce pas du Ciel que tout nous est donné ? Cette mitswa est particulière : c'est le Créateur Lui-même qui nous l'a ordonnée.

Entre la fin du repas et la récitation des Birkhath Hamazone, un rituel peut surprendre certaines personnes : on amène à la table un petit récipient rempli d'eau avec lequel on se rince les doigts. La signification de ce geste est importante et lorsqu'on l'a apprise, cette mitswa devient un passage incontournable de la fin de nos repas.

Comme cela est souvent le cas avec les commandements de notre Service divin, celui-ci possède deux aspects : un simple et un profond. Selon l'explication simple, se laver les mains à la fin du repas était primordial lorsqu'on avait l'habitude de manger avec les mains et qu'on salait les aliments d'une façon manuelle. Un oubli est vite arrivé et le risque de se frotter les yeux avec des doigts sur lesquels se trouvaient des grains de sel n'était pour plaire à personne.

Dans un prochain article, j'expliquerai – avec l'aide de D-ieu – l'aspect profond de ce commandement à ne pas oublier.

À suivre...