Lire les Téhilim (Psaumes) 6:1-2

Lire les Téhilim (Psaumes) 6:1

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“Au chef des chantres, avec accompagnement d'instruments à cordes, à l'octave. Psaume de David. Seigneur, ne me réprimande pas dans Ta colère, ne me châtie pas dans Ton courroux.” (Psaumes 6:1-2)

À l'époque où le Temple se dressait à Jérusalem, le chef des chantres était le Lévi qui dirigeait l'orchestre présent au moment où les sacrifices étaient offerts. C'est à cette personne, et à lui seul, que le Roi David remettait ses psaumes. Le Roi David composa ce chapitre tandis qu'il était gravement malade. Il est une inspiration pour nous tous et pour nous aider à voir la présence du Créateur à nos côtés, non seulement malgré la maladie, mais principalement grâce à la maladie.

La maladie pour se rapprocher

Nous prions tous pour conserver ou recouvrer la santé. En pleine forme, nous pouvons faire tellement de choses ! Nous pouvons également servir le Créateur avec toutes nos forces : prier, respecter Ses commandements... D'autre part, lorsque la maladie survient – que D-ieu nous protège – nous nous sentons soudainement devenir inutiles ; quelquefois, nous pouvons même penser que c'est Hachem Lui-même qui nous rejette.

Pourtant, la maladie n'est pas le fruit du hasard et n'est certainement pas envisageable sans la Volonté divine. Si nous réalisons que seul le Bien peut venir du Maître du monde, nous devons donc admettre que la maladie est également à classer parmi les choses positives qui nous arrivent dans la vie. Partant, nous devons comprendre que nous devons servir encore mieux D-ieu non seulement malgré la maladie, mais surtout grâce à la maladie !

Le Roi David savait tout cela et s'il était atteint au point d'être gravement malade et couché dans son lit, il réalisait que c'est Hachem qui lui envoyait un signe fort du Ciel. En cas de maladie, nous pouvons sans doute tout faire pour obtenir le meilleur traitement possible et suivre les sages conseils des médecins. Pour autant, si nous nous ne faisons qu'attendre de recouvrer la santé pour recommencer de vivre comme avant – et sans apporter les changements même minimes qui pourraient nous rapprocher du Créateur – nous ratons certainement l'occasion de progresser à grands pas vers la bonne direction : celle du Divin.

Gravement malade, David demandait la compassion du Ciel. S'il acceptait pleinement la Sanction divine, il souhaitait néanmoins qu'elle soit administrée sans colère, c'est-à-dire sans précipitation. De même, en priant pour être épargné par le courroux céleste, le Roi David désirait ne pas être l'objet d'un sentiment d'animosité de la part d'Hachem. De fait, s'il méritait qu'on lui applique la stricte Justice divine, il souhaitait que cela soit fait par amour et compassion à son égard.

Cela peut être comparé à deux fils qui ont fauté et qui méritent d'être punis par leur père respectif. Le premier fils sait que l'amour de son père rendra la punition juste et équitable, même si elle pourra être dure. Cependant, le deuxième fils sait que son père n'éprouve pas les mêmes sentiments d'amour pour lui. Partant, il s'inquiète de la démesure de la punition et de la souffrance accrue que cela pourrait signifier.

Puissions-nous tous être en bonne santé, jusqu'à 120 ans. Dans le cas contraire – que D-ieu nous préserve – nous devons saisir l'opportunité afin de reconnaître nos fautes, de nous repentir et de saisir la main que nous tend le Créateur. Si nous vivons la maladie comme un moment privilégié pour nous élever spirituellement et devenir une meilleure personne – plus proche d'Hachem – nous conserverons au moins un point positif de celle-ci : le principal !

À suivre...