Questions essentielles (4)


Nous avons cité dans un article récent six aspects importants de notre relation avec le Créateur. Pour mémoire : 1) En l'absence de fautes de notre part, il n'y a pas de souffrances ; 2) la souffrance est perçue à cause des limites de notre entendement ; 3) dans ce monde, les causes apparentes de nos souffrances ne le sont pas en réalité ; 4) si nous n'essayons pas de soigner la racine de nos douleurs et les raisons véritables qui les expliquent, celles-ci continueront ; 5) lorsque nous avons été touché personnellement, nos chances de changer notre comportement augmentent d'une façon considérable ; 6) à cause de notre éloignement du véritable Savoir, nous considérons souvent le bien pour le mal et le mal pour le bien. Aujourd'hui, nous expliquons les cinquième et sixième concepts.

Lorsque nous avons été touché personnellement, nos chances de changer notre comportement augmentent d'une façon considérable

Nous savons tous qu'au volant de notre voiture, nous devons marquer un arrêt total à chaque panneau « Stop. » Pourtant, l'habitude nous joue des tours et une suspension du permis réussit à nous convaincre là où notre mémoire était défaillante. Également, nous savons que les repas pizza-frites-coca ne sont pas très conseillés, mais ce sont seulement les recommandations affolées de notre médecin qui nous font peur et changer nos habitudes alimentaires...

Dans les deux cas, nous vivions dans un monde irréel, jusqu'au jour où la réalité nous a rattrapés. Nous aimions penser que nier l'évidence est la meilleure arme pour se procurer le bonheur, mais nous avons été rappelés à l'ordre. Ceci est une vérité maintes fois vérifiée : le réveil est plus efficace lorsqu'il est brutal.

C'est pour nous réveiller de notre sommeil spirituel que le Créateur nous fait ressentir nos manques. Tout le monde est d'accord pour dire que la prière d'un pauvre est souvent plus sincère que celle d'un riche. Lorsque nous avons faim, nos larmes montent plus facilement que celles de la personne rassasiée et sûre d'elle.

Hachem ne désire qu'une seule chose : que nous nous rapprochions de Lui. À cette fin, Il nous place dans les meilleures conditions pour que notre réveil se fasse d'une façon douce... si nous entendons Sa voix. Dans le cas contraire, les signaux célestes se feront plus pressants – qu'à D-ieu ne plaise – jusqu'à nous rendre la vie impossible. Dans les deux cas nous avons le choix : écouter le plus vite possible et vivre dans la joie ou faire la forte tête et faire face aux pires difficultés.

À cause de notre éloignement du véritable Savoir, nous considérons souvent le bien pour le mal et le mal pour le bien

Le Savoir est celui qui consiste à prendre conscience de l'existence de la Présence divine dans notre vie. Plutôt que de vivre pour notre prochain achat (de vêtement, de disque, de voiture...) et revêtir nos habits de consommateur incessant, prenons un peu d'altitude et vivons pour des idées bien plus lumineuses !

En agissant de la sorte, nous réaliserons que nos définitions du bien et du mal sont très temporelles et bien limitées ! Si nous ne recevons pas ce que nous aimerions avoir, c'est sans doute parce que le Ciel l'a décidé ainsi. N'est-ce pas suffisant pour savoir que nous devons encore patienter ? Entre le Maître du monde et nous-mêmes, qui possède la meilleure définition du « bien » ?

Faisons preuve d'humilité et acceptons nos limites intellectuelles. D-ieu les a créées afin que nous fassions appel à Lui et que nous Lui demandions tout ce dont nous avons besoin. Cependant, si l'attente se prolonge, c'est une grande marque d'émouna de ne pas vouloir « forcer la main » au Créateur et d'accepter – dans la joie si possible – Sa décision. Ceci est à ne jamais oublier : le « bien » est ce qui vient du Ciel, tandis que le « mal » est ce qui dépasse notre entendement et que nous insistons à comprendre.

Fin.