Lire les Téhilim (Psaumes) 5:8

Lire les Téhilim (Psaumes) 5:8

(Pour lire l'introduction à cette série, cliquez ici.)

“Mais moi, grâce à Ton immense bonté, j'entre dans Ta maison ; je me prosterne dans Ton saint Temple, pénétré de Ta crainte.” (Psaumes 5:8)

Contrastant avec le traitement réservé aux personnes qui s'opposent à la Volonté divine (décrit dans les versets précédents), le Roi David décrit dans celui-ci l'immense bonté du Créateur.

Une vie de désir du Divin

Toute sa vie, David a désiré se rapprocher de D-ieu. Jour et nuit, il suppliait Hachem de lui montrer le chemin à emprunter et de l'aider à éviter les nombreux pièges que les forces du mal ne manquaient pas de lui tendre.

C'est parce qu'il souhaitait réellement se rapprocher du Maître du monde que le Roi David pouvait penser se rapprocher de Lui. Cependant, c'est en faisant appel à Sa bonté qu'il Le remerciait de le laisser entrer dans Sa maison : le Temple de Jérusalem.

Chaque jour, nous rencontrons un nombre infini d'occasions pour nous rapprocher de D-ieu et d'entrer – à notre façon – dans Sa maison. Un mot gentil à notre femme ; une histoire racontée à nos enfants ; une mitswa faite dans la joie... Certes, le Temple de Jérusalem a été détruit il y a bien longtemps ; cependant, le chemin de rapprochement est resté le même et le Créateur attend avec impatience que nous l'empruntions.

Si le rapprochement avec D-ieu se fait avant tout en respectant Sa volonté (c'est-à-dire Ses commandements), c'est Sa bonté qui nous permet d'avancer vers la bonne direction. Nous ne devons jamais commettre l'erreur de penser que nous sommes notre propre artisan dans le rapprochement : ceci serait de la fierté et de l'orgueil de notre part. Plutôt, nous devons faire notre maximum pour montrer à D-ieu que nous écoutons Sa voix... tout en Lui laissant les clés de notre succès entre les mains.

Le Roi David précise une notion importante dans notre relation avec Hachem. Si le but ultime de notre étude, de nos prières et de nos bonnes actions est de nous rapprocher du Maître du monde, nous devons prendre conscience que tout ceci doit nous permettre d'atteindre le niveau de la crainte de D-ieu (la crainte du Ciel).

De fait, c'est seulement la personne qui craint D-ieu qui peut en être proche. S'il est important d'étudier la Parole divine, le but ultime ne consiste pas à mémoriser le plus grand nombre de pages, de préceptes, de livres... Cette connaissance purement intellectuelle n'est pas celle qui nous rapproche d'Hachem. La personne qui entre dans la Maison de D-ieu est celle qui Le craint et pas celle qui peut seulement réciter par cœur des centaines de pages !

Craindre Hachem est possible si nous L'aimons. C'est également cet amour qui est notre motivation principale pour étudier et prier. Une autre page apprise ; une autre prière prononcée... Si nous aimons D-ieu, cela ne deviendra jamais ennuyeux, ni pesant. Un homme se lasserait-il de déclarer mille fois par jour sa flamme à la femme qu'il aime ? Également, chaque prière nous permet d'ouvrir notre cœur et de laisser entendre des paroles douces et belles : celles de notre amour pour notre Créateur.

Le Temple de Jérusalem était l'endroit où résidait la Présence divine en ce monde. C'est pour cette raison que c'est vers cette direction que nous nous tournons lorsque nous prions, même si le Temple n'est plus. Lorsque nous ne savons pas vers quelle direction nous devons faire face, c'est avec l'esprit que nous nous dirigeons vers Jérusalem pendant nos prières. Ceci est également une façon de dire au Maître du monde combien nous L'aimons.

P.S. : ce verset est inclus dans la prière « Ma Tovou » (« Qu'elles sont belles ») que nous récitons chaque matin en entrant dans la synagogue pour y prier.

À suivre...