On se calme !


Nous vivons tous sur les nerfs. Les raisons de notre énervement constant sont multiples et chacun d'entre nous sait avec précision quelles sont les personnes, les faits ou les situations qui l'irritent au plus haut point. Les thèmes que je cite ci-dessous sont les plus habituels, mais chaque lecteur pourra y rajouter ceux qui lui sont propres.

Les relations de couple. Nous demandons tous la même chose : un conjoint qui se comporte à peu près d'une façon normale. Nous sommes conscients de nos efforts en ne demandant pas un conjoint parfait. Pourtant, même en ayant ces demandes minimales, il nous semble souvent que celui ou celle qui partage notre vie est l'empêcheur de tourner en rond.

« Vous ne savez pas ce que mon mari m'a dit ?! » ; « Vous ne devinerez jamais ce que m'a fait ma femme ?! » ; « Pour quelle raison ne peut-il pas faire simplement ce que je lui demande ?! » ; « Est-ce trop demandé que de ne pas vouloir vivre dans une maison tellement désordonnée ?! » La liste est sans fin des reproches à celui ou celle qui partage notre toit.

L'éducation de nos enfants. Il fut un temps où les enfants écoutaient leurs parents. Ensuite, vint le temps où les parents parlaient aux murs. Nous vivons maintenant l'époque où nos enfants nous reprochent de leur parler ! « Tu m'empêches de m'épanouir ! » ; « Que fais-tu de la liberté d'expression ?! » ; « N'ai-je pas moi aussi le droit d'être heureux ?! »

Tout cela nous tombe dessus, même si nous faisons gentiment remarquer à notre fille qu'une semaine sans douches est peut-être la limite que les nez fragiles des membres de la famille peuvent supporter. Également, il vous suffit de pointer du doigt à votre fils qu'avoir mangé – dix minutes avant l'entrée de Chabath – tout le gâteau que votre femme avait préparé pour cette occasion n'est sans doute pas la meilleure des choses, pour penser immédiatement – en voyant son visage surpris – que c'est VOUS qui êtes le problème !

Au bureau, l'ambiance qui règne, le nombre toujours plus grand de tâches qu'on vous demande d'exécuter et le regard peu sympathique que votre patron a à votre égard vous ont amenés – il y a déjà bien longtemps – à envier la situation qu'était celle des juifs en Égypte ! Vous ne prétendez sans doute pas être un employé modèle, mais vous aimeriez tant qu'on vous adresse la parole avec un minimum de respect et qu'on apprécie – au moins de temps en temps – le travail que vous faites. Pourtant, tout cela est hors d'atteinte et la situation s'aggrave jour après jour.

À la banque, vous avez abandonné l'espoir d'établir des relations amicales avec le directeur de votre agence. Certes, vous êtes le premier à admettre que vos découverts incessants ne font pas de vous le meilleur client. Pourtant, il vous semble qu'avec un minimum d'efforts, le directeur pourrait comprendre votre situation. Son manque de volonté à vous aider dans les situations difficiles possède le don de vous énerver. Bien des fois, vous avez pensé que vous et lui ne parliez décidément pas la même langue !

La suite des sujets que je pourrais aborder est longue. Tous possèdent un point commun : celui de mettre nos nerfs à l'épreuve et de faire ressembler notre vie à un bateau en pleine tempête. Souvent, cette situation entraîne des conséquences encore plus délicates : angoisses, stress, tranquillisants, hospitalisation... que D-ieu nous protège.

Lorsque l'absence de tranquillité d'esprit atteint une mère de famille, ce sont ses enfants qui sont les premiers touchés. Une maman tendue, irritable est réellement malade et ses enfants savent très bien que « quelque chose ne tourne pas rond avec maman. » Lorsqu'il s'agit du père, c'est le plus souvent l'aspect financier de la famille qui est touché. Bien sûr, dans ce cas aussi les enfants souffrent : un père est irremplaçable et le manque affectif dont peuvent en souffrir les enfants ne s'efface jamais, même après un nombre important d'années.

Un scénario fait sur mesure

Avec tous ces tracas, notre vie n'en est pas une. Pourtant, Hachem désire que nous soyons heureux, souriants et détendus. On comprend sans mal la distance qui sépare la majorité d'entre nous de la situation idéale, c'est-à-dire celle où nous avons la joie au cœur. Ainsi, la question se pose : que devons-nous faire ou changer pour parvenir à ce bonheur qui semble s'éloigner de nous un peu plus chaque jour ?