Aider, c'est aimer !


L'âme juive est précieuse. C'est ce que nous avons de plus cher. Plus que nos actions, nos pensées et nos aspirations, notre âme et le lien le plus fort que nous possédons avec le Divin. C'est également ce qui nous sépare du monde animal.

Nous ne sommes pas des bœufs !

Les vitrines de magasin, les publicités, les rues de nos villes... tout se ligue pour nous faire croire que nous sommes des animaux à quatre pattes. Si nous ne portons pas le dernier vêtement à la mode, quelle honte ressentons-nous ! Si nous ne courrons pas acheter le dernier gadget électronique dont tout le monde parle, que diront nos amis ? Si nous osons dire que nous sommes croyants, quelle gêne ! La liste est sans fin des comportements bêtes que nous avons faits nôtres. Pourtant, nous sommes dans ce monde pour une raison tellement plus belle et plus enrichissante.

Sans nous en rendre compte, nous avons fait de notre corps notre dirigeant suprême. C'est lui qui nous dicte ce que nous devons manger, les vêtements que nous devons porter, les lieux que nous trouvons convenable de fréquenter... En fin de compte, nous laissons dans notre vie une place extrêmement restreinte à notre intellect et à nos capacités de réflexion.

Cette attitude est destructrice et nous devons la combattre de toutes nos forces. Lorsqu'une personne quitte ce monde, on ne lui demande pas combien de crèmes glacées elle a mangées de son vivant, ni la puissance du moteur de sa voiture. Plutôt, ce sont ses bonnes actions, ses prières, son étude de la Tora... qui seront mises de l'avant. Que dirons-nous alors ?

Chaque personne peut avoir sa tactique afin de ne pas oublier son statut exceptionnel dans ce monde. Il y a quelques années, un de mes amis en avait adopté une très simple : à son réveil, une des premières phrases qu'il prononçait était : « Je suis un être humain ! Je suis un être humain ! » Il m'avait avoué que n'eut été sa femme qui dormait encore à l'heure à laquelle il se levait, il aurait bien crié de toutes ses forces cette phrase.

Mon ami répétait cette phrase plusieurs centaines de fois par jour. « Je suis un être humain ! Je suis un être humain ! » Selon l'endroit où il se trouvait, il la chuchotait ou il la criait à tue-tête. Combien d'heures avons-nous passées ensemble dans les champs de Samarie – au beau milieu de la nuit et parmi les moutons et les chèvres – tandis que je l'entendais prononçait ce cri du cœur à Hachem.

Étant d'une tendance plus calme, je possède une autre technique : parler aux personnes qui me font le plaisir de m'adresser la parole. Nos échanges sont riches, intenses et toujours une source d'inspiration pour moi. La technologie moderne a fait exploser les frontières et les distances ; le même jour, il peut m'arriver de parler avec une personne qui habite le Brésil, une autre la France, une troisième en Israël...

Aider les autres, c'est s'aider soi-même

Lorsque je parle aux différentes personnes qui s'adressent à moi, je ne me demande jamais si elles sont religieuses ou si elles pratiquent telle ou telle chose. Il m'arrive même d'oublier de leur demander si elles sont juives ! Bien des fois, les questions que nous essayons de résoudre dépassent les détails de la vie pratique. Le plus important est de nous relever les manches et d'essayer d'avancer vers Hachem ; ceci concerne tout le monde, juif ou pas.