Lire les Téhilim (Psaumes) 3:9


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“À l'Éternel appartient le salut ! Que Ta bénédiction descende sur Ton peuple ! Sélah !” (Psaumes 3:9)

Tandis que le Roi David s'enfuyait de Jérusalem pour éviter l'affrontement avec son fils Absalom, il déclarait que sa survie dépendait d'Hachem et de personne d'autre. À ce propos, il est intéressant de relever que David concentra ses efforts pour sauver sa vie sur deux aspects importants du Service divin : la téchouva (le repentir) et la prière. Cela doit nous apprendre une leçon importante à propos de nos propres efforts dans notre vie quotidienne.

Se concentrer sur l'essentiel

Cela peut être comparé à une personne qui souffre des dents : sa consommation importante de sucre a causé d'importantes caries et la douleur est intenable. Cette personne pourra aller visiter les meilleurs médecins et dentistes du monde, aussi longtemps qu'elle ne se concentrera pas sur l'origine de son mal, ses recherches resteront vaines. Cependant, si cette personne comprend que c'est sa façon de manger qui explique son état actuel, elle comprendra que ses dents ne sont que le révélateur d'un problème plus sérieux.

Dans ce monde, nos maux son nombreux : stress, paix conjugale, éducation de nos enfants, rechercher d'un gagne-pain... Autant de raisons de souffrir et de se demander pour quelle raison tout va de travers. La vie moderne nous met sous pression : notre conjoint ne fait jamais ce que nous aimerions qu'il fasse, il y a bien longtemps que nos enfants ne nous écoutent plus et trouver un emploi – et le garder – devient un miracle. Vers qui nous tourner pour demander un peu de répit et voir l'éclaircie à travers les nuages qui s'accumulent ?

David l'affirme sans le moindre doute : c'est du Ciel que vient notre salut. Certes, il ne faut négliger aucun effort et aucune aide pour améliorer notre sort, mais c'est du Ciel que peut venir la fin de l'orage. La personne dont l'émouna (la foi) est complète et parfaite le sait : Hachem est le point central de sa vie et c'est c'est le Maître du monde qui décidera sa guérison : physique et morale.

La lumière est jetée sur la fin du verset par Rachi : si c'est d'Hachem que vient le salut, l'obligation de Son peuple est de Le bénir et de Le remercier. Si l'on tient compte du contexte dans lequel ce verset a été écrit (et que nous avons indiqué ci-dessus), nous apprenons que notre obligation de bénir et remercier D-ieu s'applique également dans les moments difficiles de notre vie, que D-ieu nous préserve.

Ceci est réellement le défi que nous devons relever : chanter les louanges au Créateur dans toutes les situations et au-delà de l'analyse que nous pouvons faire des événements qui font notre vie. Dans les moments où nous bénéficions de l'Abondance divine, il convient de ne pas en oublier la source et de remercier le Ciel pour ce cadeau peu mérité.

D'autre part, dans les moments où l'aspect strict de la Justice divine nous touche, qu'à D-ieu ne plaise, nous devons avoir une confiance entière en l'équité de cette justice. Ceci signifie que nous acceptons sur nous l'Autorité divine et qu'il nous faut multiplier d'ardeur pour demander à Hachem qu'Il mette fin le plus vite possible aux aspects sévères du Din.

À suivre...