Lire les Téhilim (Psaumes) 3:8


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“Lève-toi Éternel ; viens à mon secours, ô mon D-ieu ! Oui, Tu a frappé à la joue tous mes ennemis, Tu a brisé les dents des méchants.” (Psaumes 3:8)

Dans le verset précédent, nous avons expliqué les deux aspects principaux de la vie d'une personne qui possède l'émouna (la foi) : 1) Savoir que les succès sont envoyés du Ciel et qu'ils ne dépendent pas de notre comportement ; 2) Ne pas fuir ses responsabilités et tout faire pour réussir. Parce qu'il personnifiait cette perfection, le Roi David peut maintenant demander au Créateur de venir à son aide.

Une réponse toujours juste

A priori, ce verset est difficile à comprendre. Nous savons bien qu'il est impossible de s'adresser au Maître du monde en lui ordonnant ce qu'Il doit faire. Cela serait le monde à l'envers ! Bien sûr, nous sommes censés demander la Compassion divine et être certains qu'elle peut intervenir en notre faveur. Cependant, penser qu'à la demande, Hachem se sente obligé de nous répondre !

En vérité, le Roi David savait très bien tout cela. La différence entre “le doux chanteur d'Israël” et le commun des mortels réside dans la définition que nous donnons aux évènements qui suivent notre prière. Lorsque nous formulons une requête au Maître du monde, si nous ne voyons pas les résultats concrets se manifester devant nous, notre conclusion est vite faite : notre prière n'a pas été entendue.

David entre dans une autre catégorie de personnes. Peu importe la nature de ce qui arrivait après ses prières, il savait au-delà du moindre doute que cela correspondait à la réponse à ses demandes. Ainsi, le Roi David ne commettait pas la faute que nous faisons si souvent : celle de croire qu'Hachem nous écoute uniquement dans les cas où Il fait ce que nous voulons.

Plutôt, David avait une confiance absolue en la Réponse divine appropriée qui ferait suite à ses prières. Il remettait entièrement entre les mains de D-ieu le soin de définir le cours des évènements qui correspondrait au bien ultime pour lui. De la sorte, David s'effaçait totalement devant la Volonté divine.

Comme cela avait été le cas pour le cinquième verset de ce chapitre, sa seconde partie est écrite au passé. Ici aussi, nombreuses sont les traductions qui n'en tiennent pas compte. Le même enseignement peut être répété pour ce verset pour expliquer cette particularité : l'émouna du Roi David était tellement parfaite qu'il savait au moment où il priait que D-ieu avait déjà répondu à ses demandes.

La fin du verset est un rappel à la modestie de notre part : lorsque nous avons vaincus nos ennemis, nous ne devons pas commettre l'erreur de penser que cela est dû à notre pouvoir, à notre talent ou à une quelconque action de notre part. Plutôt, c'est à Hachem qu'il faut adresser nos remerciements car c'est du Ciel qu'il fut décidé que nous devions l'emporter. Certes, nous devons faire tous les efforts possibles pour vaincre, mais croire que la victoire est entre nos mains est de l'orgueil.

À suivre…