Ne pas désespérer


Nous avons appris précédemment que le sommeil spirituel est celui où une personne est éloignée d'Hachem sans qu'elle le sache, tandis que le réveil spirituel est celui où l'on s'aperçoit de la distance qui nous sépare d'Hachem et que décidons de changer le cours des choses.

Lorsqu'une personne se réveille spirituellement, les forces du mal l'attaquent sans merci. Les conséquences de leur attaque sont de faire croire à la personne qui désire se rapprocher d'Hachem qu'elle n'y parviendra pas et que tout est perdu d'avance, que D-ieu nous garde. C'est cette idée qu'à proclamée le Roi David lorsqu'il a dit (Psaumes 3:3) : “Beaucoup disent à mon sujet : 'Il n'a point de secours à attendre de D-ieu.' Séla !”

Si l'individu prête attention à ces attaques et qu'il abandonne la partie, il retombe dans le sommeil spirituel qu'il venait de quitter peu de temps auparavant. Cela a été expliqué précédemment.

Le désespoir n'est pas de ce monde

Pourtant, il ne faut pas désespérer. Notre confiance en D-ieu doit rester forte. Certes, sous les attaques des forces de la mort, le Roi David lui-même a dit qu'il n'avait qu'une envie (ibid. 3:6) : “Je me couche et m'endors…”, c'est-à-dire : “j'abandonne mes projets de rapprochement et je me rendors spirituellement.”

Cependant, le Roi David connaissait la vérité exacte et il savait qu'il devait persister dans son désir de rapprochement. En ne déviant pas de la nouvelle trajectoire qu'il s'était fixée, il pouvait dit qu'après la tentation du sommeil spirituel (id.) : “je me réveille, car l'Éternel me soutient.”

Car voici la vérité : contrairement à ce que les forces du mal essaient de nous faire croire, le désespoir n'est pas de ce monde et le Maître du monde se trouve toujours à nos côtés. Voici la règle absolue que nous ne devons jamais oublier : il est interdit de désespérer à propos de soi et de notre vie. Plutôt, nous devons déployer tous les efforts possibles pour nous réveiller de notre torpeur spirituelle.

Cela est possible en adoptant la conduite que nous avons indiquée précédemment, c'est-à-dire : en trouvant certains aspects positifs (néqoudoth tovoth) en nous, peu importe ce que nous avons fait jusqu'alors et qui nous sommes réellement. C'est seulement en agissant ainsi que nous pouvons nous sauver du sommeil spirituel qui nous plonge dans les bras des forces de la mort.

À suivre...

(Traduit et adapté du Liqouté Halakhoth de Rabbi Nathan de Breslev, Ora'h 'Haïm, Hilkhoth Hachkama Haboqer, Halakha 1:2)