Mon carburant spirituel


Avez-vous déjà essayé de faire avancer votre voiture avec un réservoir vide ? En plus d'être la risée des voisins, vous avez de fortes chances de trouver le temps long. S'il est bien une chose indiscutable, c'est qu'une voiture dépourvue de carburant ne peut pas bouger.

L'être humain aussi a besoin de carburant. Dans son cas, le réservoir se trouve dans le cœur et lorsque ce réservoir est vide, c'est la vie de l'individu qui prend une tournure inquiétante, voire dangereuse. La tristesse, la mélancolie, la dépression… sont autant de signes que notre jauge est au plus bas et que l'heure du plein a sonnée.

Un passage obligatoire

De la même façon qu'un arrêt à la station service est obligatoire pour notre véhicule à quatre roues, le remplissage de notre cœur doit être une priorité si nous ne désirons pas tomber en panne sèche. Les conséquences d'une telle panne font des ravages chez un nombre important d'individus et ce sont des familles entières qui se retrouvent brisées et détruites à cause de leurs effets.

Lorsque l'heure du pleine nous fait signe, nous avons le choix : le super, le diesel… Lorsque nous devons remplir notre cœur, le choix existe également : les Livres saints ou les autres. Si nous désirons mettre de l'avant notre facette spirituelle, nous ferions bien de choisir des lectures qui nous rapprochent du Ciel. D'autre part, si nous faisons cure de notre âme, nous choisirons certainement le dernier roman à la mode, la biographie du chanteur populaire du jour ou tout autre type de littérature de cet acabit.

La différence entre les deux choix n'est pas anodine. De fait, elle possède de grandes chances de faire pencher notre vie d'un côté ou d'un autre ; autant le savoir.

Résumé à sa plus courte expression, le fil conducteur de notre vie consiste à suivre les conseils formulés par notre cœur. Toutes les bonnes actions trouvent chez l'individu un point de départ commun : celui d'avoir été touché par une certaine cause, un certain objectif et de vouloir contribuer à ce qui peut être fait.

Ce n'est qu'après l'impulsion du départ que notre tête intervient : combien d'argent peut-on donner ? Combien de temps doit-on accorder à une certaine cause ? À cet instant, notre pouvoir de réflexion joue son rôle de garde-fous afin de ne pas voir une bonne action transformée en catastrophe.

Si nous avons l'habitude de nourrir notre cœur de matières saintes, nous serons portés naturellement à faire les choix supérieurs et qui nous rapprocheront du Créateur. Cependant, si nous sommes habitués à passer à la station du tout à venant, nous agirons en conséquence. Les cancans du jour seront notre occupation quotidienne et les portes du chemin spirituel se refermeront doucement devant nous.

Ainsi se déroule le processus : parce que nous désirons bien faire et que nous prenons les mesures qui y correspondent, notre cœur nous pousse à faire le bien. Inversement, parce que nous désirons faire ce dont nous avons envie, nous construisons chaque jour un peu plus une muraille qui nous sépare du Divin.